Notre avenir énergétique n’est pas que l’affaire des grands accords internationaux. Il se construit aussi à l’échelle des territoires, notamment avec les communes. C’est à ce niveau que les citoyens peuvent le mieux s’approprier les enjeux de la transition énergétique. Pour autant que les projets s’inscrivent dans une réelle dynamique participative. Éclairage avec Frédéric Praillet, coordinateur de projet à l’asbl APERe.
En décembre 2016, la CWaPE 1 a publié les résultats de son évaluation sur les compteurs à budget (CAB) 2. En Wallonie, ce petit boîtier est placé sur le compteur de gaz et/ou d'électricité d'un ménage lorsqu'il se retrouve en situation de défaut de paiement, lui imposant, dès lors qu'il en est équipé, de prépayer ses consommations. Si cette évaluation permet d'apporter une série d'éclairages importants, la CWaPE n'en tire pourtant pas les conclusions qui s'imposent, en recommandant au gouvernement de poursuivre dans la voie des CAB alors que les conséquences négatives et les atteintes au droit à l'énergie qu'ils entraînent sont désormais avérées. Décodage.
Après le vent et le soleil, la Wallonie se tourne vers la biomasse pour répondre aux exigences européennes en matière de production d’énergie renouvelable. Un projet de centrale fonctionnant au bois, aux résidus et aux déchets de bois est sur le point de voir le jour. L’alternative est-elle pour autant durable ? À voir les questions écologiques, économiques et sanitaires qu’un projet de telle ampleur suscite, on peut légitimement s’interroger...
Les compteurs « intelligents » 1, en phase de déploiement massif en Wallonie et ciblé à Bruxelles, sont loin de faire l’unanimité : coûts exorbitants pour les consommateurs, menaces d’intrusion dans la vie privée, risque de collecte des données de consommation à des fins commerciales ou encore d’atteinte au droit à l’énergie. Le point sur une politique aux nombreux écueils pourtant en train de s’imposer...
Une production nucléaire devenue très aléatoire, le spectre d’un « black-out » désastreux, des entreprises qui se disent asphyxiées par le prix de l’énergie sur le sol belge, un gouvernement qui joue au yoyo avec le taux de TVA, des filières renouvelables au développement chaotique, une précarité énergétique en hausse… Autant de dossiers peu réjouissants qui soulignent l’urgence d’une vision claire pour le secteur électrique. Et qui, souvent, mettent en exergue les carences du processus de libéralisation. Analyse.
Opportunité de sortie de crise pour les uns, menace pour l’emploi pour les autres, la lutte contre les changements climatiques interpelle le mouvement syndical. D’un côté, nombreux sont ceux qui appellent les syndicats à prendre cette problématique à bras le corps. De l’autre, l’acuité actuelle des questions sociales pourrait inciter certains à repousser l’ensemble des questions environnementales à l’arrière-plan. Le présent article vise à réaffirmer l’absolue nécessité d’une articulation des questions sociales et environnementales qui doivent être traitées avec une égale détermination.
L’aménagement du territoire est un sujet qui se prête à l’approche multidimensionnelle. Il s’agit en effet d’articuler activités économiques, bien-être des habitant·es (en logements, en accès aux équipements collectifs…), mobilité efficace, sauvegarde de l’environnement, usage parcimonieux d’un bien rare (le territoire), tout en tenant compte des réalités démographiques d’aujourd’hui et projetées pour demain. Dans cette complexité qui met souvent en tension des intérêts divergents, l’enjeu social ne doit jamais être oublié. Une mission que doivent porter les organisations sociales.