La réforme de la loi de 1921 relative aux asbl aura fait couler beaucoup d’encre et s’agiter encore plus de monde. Plus de 110.000 associations sont potentiellement concernées. Principal enjeu: l’avenir de la vie associative, rien que ça! État des lieux et points de vue du secteur.
Après avoir circonscrit le contexte historique et international dans lequel se construit la démarche du pacte associatif (Démocratie n°20), il sera ici question du processus tel qu’il a émergé en Communauté française et des perspectives qu’il offre à l’avant-veille d’une étape importante. D’ici quelques semaines, en effet, le monde politique devrait s’engager à reconnaître le rôle fondamental du monde associatif dans la construction sociale, à garantir la transparence et l’objectivité du soutien public à ce monde associatif, en termes de subsides notamment, et enfin à nouer une alliance pour lutter contre la marchandisation croissante d’une série de services collectifs.
Clarifier les relations entre le monde associatif et les autorités publiques – mandataires politiques et administrations – en vue, notamment, de souder un front unique face aux menaces de libéralisation et de privatisation qui pèsent sur une série de séries de services d’intérêt général, et plus spécifiquement sur les services sociaux : voilà le but avoué des trois gouvernements francophones (Communauté française, Région wallonne et Cocof) lorsqu’ils ont inscrit la conclusion d’un « Pacte associatif » dans leur accord politique de début de législature. Avant d’évoquer, dans la prochaine livraison de Démocratie, l’état d’avancement de ce projet et ses perspectives à moyen terme, seront ici abordés le contexte international dans lequel s’inscrit cette volonté de dialogue en même temps que les spécificités du « modèle belge » en matière de relations entre État et associations.