L’éco‑anxiété s’est imposée ces dernières années comme un terme couramment utilisé dans le débat public. Il renvoie habituellement à une réaction psychologique face à la menace de dérèglement climatique. Pour les jeunes, il ne s’agit toutefois pas uniquement de « l’angoisse », mais d’un ensemble complexe de sentiments. Dans une étude qualitative basée sur 21 entretiens semi‑structurés avec des jeunes de 18 à 24 ans, l’équipe de recherche du Service d’études de la MC a sondé la manière dont les jeunes nomment, vivent et gèrent eux‑mêmes l’éco‑anxiété.
(c) Krasnyi Collective - Dominique Botte
Les émotions ne sont pas toujours prises en compte pour comprendre la politique. Peur, colère, joie sont encore souvent reléguées à la sphère individuelle. Considérant, comme bien d’autres chercheur·es, qu’elles sont essentielles à notre compréhension du monde politique et social, Louise Knops creuse depuis plusieurs années la dimension politique des émotions ainsi que leur fonction dans les luttes. Cet article est issu de différents travaux en cours et de discussions collectives1, dont un séminaire, le 13 février 2026, organisé par une délégation de permanent·es syndicaux·ales de la CSC et centré sur la question des émotions et de l’action collective.
(c) Nadia Diz Grana
Dans son essai Résistances affectives – Les politiques d’attachement face aux politiques de la cruauté (La Découverte, 2025), Chowra Makaremi, anthropologue, déploie par de multiples entrées, références et matériaux une réflexion irradiante sur la place des émotions dans la résistance et l’action politiques.
La « Black social economy »1 (l’économie sociale noire) est essentielle pour comprendre l’expérience vécue des personnes considérées comme des minorités raciales, dont beaucoup font face quotidiennement au gaslighting2, à la violence, au racisme et à la discrimination3. Dans ce texte de réflexion, Caroline Shenaz Hossein avance que la « Black social economy » constitue une épistémologie essentielle pour les acteurs et actrices du changement.