fopes50ansLa FOPES vient de fêter en ce mois de mai ses 50 printemps. Un demi-siècle pour un dispositif particulier dans le champ universitaire: une faculté ouverte de politique économique et sociale qui propose un master interdisciplinaire, en horaire décalé, à des adultes en reprise d’études. La FOPES, articulée à la fois sur le mouvement ouvrier et sur l’université, permet à des personnes d’accéder à l’université et d’enraciner leurs expériences de terrain et de vie dans un cadre théorique. Entretien avec Donatienne DESMETTE Professeure de psychologie sociale et du travail et présidente de la FOPES.

 

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Propos recueillis par Stéphanie Baudot et Manon Legrand

Votre journée d’anniversaire portait haut le message «Former pour transformer». Est-ce là votre ADN?

Par ce message, nous désirions rappeler cette dimension fondamentale de notre projet. La FOPES forme dans le champ des politiques économiques et sociales dans l’objectif d’amener les étudiant·es à un processus de transformation personnelle et sociale. Nous désirons les outiller pour l’action.

En 50 ans, quelle a été l’évolution du public de la FOPES?

Le public a évolué dans sa composition. Au début, la FOPES s’adressait surtout à des militants et des hommes engagés dans des syndicats. Le public s’est aujourd’hui diversifié : plus âgé, plus féminin, plus diversifié sur le plan culturel. Nous avons un public d’étudiant·es qui ont un diplôme de bachelier ou de master. Ceux-là naviguent plus ou moins bien dans le cadre universitaire et ses codes. Mais nous avons aussi des étudiant·es qui n’ont pas ce titre et qui ont accès au programme par la valorisation des acquis de l’expérience (VAE). Ceux-ci reprennent une formation, voire n’en ont jamais faite. Ce public bénéficie d’un accompagnement renforcé de la FOPES, rendant leur parcours universitaire plus accessible et soutenant. Par cette diversité de profils sur le plan du parcours et des origines, je peux dire que, même si le public a changé, les objectifs de la FOPES en termes de réduction des inégalités dans l’accès à la formation universitaire sont toujours au cœur de son projet.

Florence Degavre, professeure: «Le O de l’ouverture »

« « Le O de la FOPES renvoi à un faculté ouverte sur le monde, en phase avec les enjeux politiques, nationaux et internationaux. Il y a aussi une ouverture aux pensées qui ne sont pas les pensées dominantes, une ouverture aux pensées hétérodoxes. La FOPES est un lieu où l’on pense les alternatives et où l’on essaie de réfléchir à comment on peut changer les choses. L’ouverture se réfère aussi au fait que nous sommes une faculté universitaire mais aussi une faculté ouverte. On s’adresse et on ouvre une porte à des personnes qui ne sont pas nécessairement au départ intéressées par l’université ou qui ne pensaient pas pouvoir y accéder.

Ce public a une expérience professionnelle, politique ou sociale dont il essaye de faire sens en venant à l’université. Cela engendre des enjeux pédagogiques très différents d’un master classique. La FOPES propose une autre manière d’apprendre les sciences sociales. Malgré la particularité de la FOPES, les professeur·es qui y enseignent donnent aussi cours dans des facultés plus classiques: la matière est donc la même.

Ce qui diffère, c’est le sens que les étudiant·es y mettent, la pédagogie et aussi la place laissée aux mouvements sociaux, à l’idée qu’on est là pour apprendre mais aussi pour transformer le monde et se transformer soi-même. »

La FOPES est donc un correctif d’inégalités qui traversent aujourd’hui l’enseignement...

Tout à fait. Donner l’occasion à des personnes de retourner à l’université, ou d’y accéder, est une responsabilité de l’université. Mais cela peut être concrètement difficile pour de nombreuses personnes. La FOPES est un dispositif original et particulier dans le champ de la formation d’adultes, à la fois en termes d’accès aux adultes en reprise de formation mais aussi de soutien à la réussite ou à leur objectif de formation. Les étudiant·es de la FOPES sont des adultes engagé·es dans la vie professionnelle, ce qui rend la poursuite d’études compliquée. Notre dispositif pédagogique spécifique, fondé sur l’accompagnement collectif et individuel, permet à notre public non seulement d’accéder à un master universitaire mais aussi d’y rester, via un accompagnement pris en charge par les enseignant·es, par les conseiller·ères à la formation, mais aussi par l’équipe administrative qui va accompagner les étudiant·es lors de leur inscription, par exemple. Enfin, la FOPES propose aussi un service de ressources pédagogiques qui accompagne les étudiant·es dans la recherche documentaire, qui permet un suivi des clés dispensées au cours.

Malgré ces «aménagements», cela peut rester lourd pour les étudiant·es...

Oui, nous essayons d’alléger la charge. Mais cela reste un lourd investissement qui requiert de la ténacité, car ces personnes travaillent, ont pour certain·es une vie familiale. Le moment le plus compliqué reste le mémoire. Une partie de nos étudiant·es ne défend pas le mémoire dans les délais initiaux. Certain·es choisissent de postposer d’un an, d’autres reviennent parfois plusieurs années après avoir terminé leurs cours, sans pour autant avoir achevé leur master, faute de mémoire validé. C’est pourquoi nous avons aussi mis en place un dispositif de soutien au redémarrage du projet de mémoire, pour les remettre en mouvement. C’est un moment délicat pour beaucoup d’entre eux·elles. Pendant les cours, le cadre est structurant: il y a le rythme des cours, les sousgroupes, la dynamique de classe... tout cela crée un environnement porteur, qui soutient la progression. Une fois sorti·es de ce contexte, les étudiant·es perdent ces repères. Ils·elles se retrouvent seul·es face à leur mémoire, sans le soutien collectif ni le cadre temporel que procurait la formation. Cela rend la finalisation du mémoire d’autant plus difficile. Nous essayons dès lors de reconstruire un cadre, même après les cours, en proposant des ressources, des espaces de travail, des points d’ancrage méthodologiques, afin de redonner du souffle à ces parcours souvent en suspens.

Andreia Lemaître, professeure: « Un collectif porteur de sens»

« Bien que l’enseignement dans tous les programmes universitaires soit enrichissant, enseigner à la FOPES présente pour moi une signification toute particulière. En effet, il s’agit d’étudiant·es qui concilient vie professionnelle, vie familiale et leur projet de formation. Ils·elles viennent donc avec toute une expérience de vie et une expérience professionnelle, une maturité et des savoirs qui sont très riches. Ils·elles participent très activement et investissent pleinement la formation. De plus, le parcours en politique économique et sociale permet d’aborder des questions pas toujours faciles, mais au cœur de l’évolution des sociétés et des actions et politiques pour faire face à ces enjeux. En outre, l’ensemble des acteur·rices du dispositif – les collègues enseignant·es, les conseiller·ères à la formation, les assistant·es, l’équipe administrative... – témoignent d’un engagement collectif fort. Enfin, la FOPES a toute une histoire et, soutenue par le MOC, s’enrichit de l’ouverture et de l’échange avec les acteurs sociaux. Cela nous aide aussi à défendre au sein de l’université cette conception alternative et innovante de l’enseignement. C’est un projet collectif porteur de sens et soutenu de toute part. Il est très agréable d’y enseigner.

Les liens entre l’enseignement et la recherche sont typiques de l’enseignement à l’université. Dans le cadre de la FOPES, cela se fait surtout avec le CIRTES, le Centre interdisciplinaire de Recherche Travail, État et Société. On y développe une série de recherches sur les inégalités (de genre, sans-abrisme...), sur le travail, sur l’économie sociale, sur les transitions... toutes des questions qui viennent ensuite enrichir l’enseignement en politique économique et sociale.

Nous avons ouvert un nouveau Master en économie sociale. Celui-ci répond à un besoin crucial de formation en soutien au développement d’une économie qui poursuive des finalités sociales, environnementales... autres que la simple recherche du profit. Il se fait d’ailleurs en partenariat avec l’équipe économie sociale du CIRTES, ainsi que l’Université de Liège, et d’autres partenaires de recherche et d’enseignement sur ce thème au niveau européen. Il bénéficie de l’expertise en économie sociale accumulée depuis de longues années au CIRTES. »

Quelles sont les autres spécificités de la FOPES en termes pédagogiques?

L’une de nos caractéristiques est aussi de placer au cœur de notre pédagogie le travail en collectif. Nous croyons fermement que l’apprentissage passe par la confrontation des points de vue, le débat, la discussion. Cette dynamique s’appuie sur le concept de conflit sociocognitif : on apprend mieux quand on confronte ses idées à celles des autres. Pour un public adulte, cette dimension collective est aussi un puissant facteur de motivation et de soutien. Dans un contexte social parfois marqué par la tension, cet objectif de collaboration ne va pas forcément de soi. Il doit être accompagné et travaillé. Les conseiller·ères à la formation ont une part active dans ce dispositif en soutenant les étudiant·es dans la dimension collective de cet apprentissage. À la FOPES, on forme des acteur·rices de changement, on forme des adultes déjà engagé·es qui veulent comprendre et mieux agir, se doter d’outils. C’est fondamental : fournir des grilles de lecture fondées sur des théories, la confrontation avec l’empirie, la confrontation aux faits, faire le lien entre la théorie et les données empiriques et dégager de cela des moyens d’agir, permettant aux adultes de retourner sur le terrain, vers leurs pratiques, en étant des acteur·rices mieux outillé·es.

Quel est le sens pour vous d’être directrice de ce dispositif particulier?

Cela fait sens pour moi à plusieurs niveaux. D’abord, la FOPES est un projet qui entre en résonance profonde avec mes convictions et mes valeurs. Il a été important pour moi de porter ce type de responsabilités et de mandats, qui nécessitent du temps et de l’investissement. Ensuite, j’ai à cœur de pouvoir défendre la formation d’adultes, qui est un projet d’avenir. La FOPES a une expertise reconnue et spécifique, utile pour les étudiant·es et pour l’université. Je me suis donc engagée à continuer, comme mes prédécesseur·es, à porter ce projet au sein de l’université en défendant et en valorisant les spécificités de la FOPES sur le plan de la pédagogie en termes de formation d’adultes.

Ce projet inédit est-il difficile à défendre au sein de l’université?

Ça l’a toujours été, dans la mesure où la FOPES est un dispositif particulier, comme je l’ai expliqué, à la fois par le public auquel elle s’adresse et par la pédagogie qu’elle développe : adultes en reprise d’études avec des parcours variés, groupes-classes réduits, pédagogie adaptée, horaires décalés et formation décentralisée. On n’entre pas dans les dispositifs de formation « standard ». Dans le contexte des tensions relatives aux financements des universités, d’une université qui s’adresse essentiellement à des jeunes, on doit continuer à expliquer la pertinence de notre action et valoriser notre dispositif. Mais l’UCLouvain soutient la FOPES via la faculté ESPO notamment, dont la FOPES est l’une des écoles.

Claudine Lienard, étudiante à la FOPES entre 2006 et 2008 : «La FOPES m’a donné les clés théoriques de ma militance sur le terrain.»

« « J’ai commencé la FOPES alors que je travaillais à l’Université des femmes, encouragée par Marie-Thérèse Coenen qui en était alors directrice.

Trois autres raisons m’ont encouragée: mes filles étaient parties de la maison, je pouvais avoir des crédits-temps et mon mari acceptait de contribuer à la dépense. J’avais alors 53 ans, et un graduat en architecture paysagiste. Mon diplôme était loin donc des questions économiques et sociales, mais mon engagement militant –au sein des milieux écologistes, féministes, Équipes populaires, etc–s’en rapprochait.

La formation permet l’émancipation. Je n’ai jamais cessé de me former à travers ce parcours d’engagements mais il me manquait toujours la base théorique. “Grâce à la FOPES, j’ai enfin compris ce que je faisais depuis 20-30 ans”. La FOPES m’a donné les clés théoriques de ma militance sur le terrain. La FOPES m’a aussi apporté des bases méthodologiques, par exemple, savoir évaluer et décrypter un rapport d’expertise en matière d’aménagement du territoire. En termes de militance et de participation citoyenne, c’est essentiel. La FOPES permet aussi de voir qu’une recherche impacte un terrain de recherche, c’est une formation ancrée et engagée dans le réel, elle met au banc d’essai des idées et permet de confronter ces idées aux pratiques de terrain. 

En plus des clés de compréhensions sociales, politiques et économiques que m’a données la FOPES, ma formation a aussi agi sur ma confiance en moi, dans la prise de parole, l’exercice de mandat politique ou la négociation de mon salaire. »

La FOPES–étant vectrice de transformation– est-elle elle aussi en réflexivité et transformation constante?

Je ne parlerais pas de transformation constante, puisqu’il ne serait pas possible de faire évoluer notre programme de façon incessante. Mais surtout parce que nous avons un cadre cohérent, avec lequel on outille les étudiant·es au niveau des points de repère de base. On leur donne des outils sur les aspects de transition, sur l’économie hétérodoxe, sur la macroéconomie... L’objectif est donc de donner aux étudiant·es les cadres de référence qu’ils·elles doivent connaitre pour qu’ils·elles puissent, le cas échéant, s’en détacher et les critiquer, pour qu’ils·elles puissent, de façon critique et argumentée, utiliser aussi des cadres alternatifs. En parallèle à cela, nous proposons des cours à option qui permettent une adaptation plus flexible selon les désirs et ancrages des étudiant·es. Nous organisons aussi des séminaires construits par les étudiant·es, afin de porter et creuser des questions en lien avec leurs intérêts en matière de luttes sociales, en matière économique, etc. Je dirais enfin que la transformation passe aussi par la transmission. La pédagogie à la FOPES se fonde sur les savoirs apportés par les enseignant·es – les professeur·es qui enseignent à la FOPES donnent aussi cours dans des facultés plus classiques – et les savoirs amenés par les étudiant·es. Par ce biais-là, il y a une adaptation presque « naturelle » chaque année des cadres et des grilles de lecture aux questionnements plus ponctuels des étudiant·es. De plus, la recherche n’est pas un monde figé. Les questions évoluent, et les éléments changent sur ce plan-là également.

Le fait d’avoir des étudiant·es qui arrivent avec un bagage particulier, notamment militant, vous aide-t-il aussi à nourrir et affiner vos recherches?

Avec les étudiant·es de la FOPES, nous interpellons le rapport aux questions de recherche dans nos discussions. Ils·elles m’ouvrent à des questions que je pourrais ne pas m’être posées, en lien avec leurs propres pratiques. Une autre dimension très intéressante est le rapport à l’action et au politique. Comment faire le lien, par exemple, entre des processus qui, en tant que psychologue, sont relativement micro – que perçoit l’individu ? que met-il·elle en œuvre dans son environnement ? – avec les autres politiques qu’ils·elles sont amené·es à analyser, et avec les autres disciplines. Le savoir des étudiant·es de la FOPES est ancré, ce qui permet un échange entre théorie et pratique. C’est à la fois un enseignement et une discussion. Ce n’est pas toujours simple ni confortable, mais c’est très enrichissant.

Chloé Deltour, conseillère à la formation: «Un lieu d’expériences, de solidarité et d’apprentissage »

« Il y a une relation entre les étudiant·es et l’équipe pédagogique : nous nous influençons mutuellement. Ce sont des adultes, des acteurs de terrain qui viennent avec un savoir, ce qui vient enrichir la formation. En même temps, le corps enseignant s’empare de cela pour pouvoir enseigner. Il s’agit là de quelque chose de riche et d’unique – et unique chaque année puisque chaque année, ce sont des étudiant·es différent·es. La FOPES est une faculté universitaire mais aussi un lieu d’expériences, de solidarité et d’apprentissage. On demande aux étudiant·es beaucoup de classes inversées, ou de venir présenter des travaux, etc. Il y a une mise en scène de l’apprentissage. C’est un lieu de créativité, où une fois que la confiance est installée dans le groupe, on voit que les étudiant·es prennent en main leur formation. Cela permet de ne pas rester dans des normes scolaires, d’apprendre différemment et de manière pertinente par rapport aux adultes que nous avons en face de nous. C’est aussi un lieu de solidarité : les autres m’aident à tenir bon dans une formation qui est longue et prenante. »

Et qu’est-ce que cet «enseignementdiscussion» amène aux étudiant·es?

Je vais répondre à partir de mon point de vue et des cours que je donne en psychologie. J’observe avec beaucoup d’intérêt, dans le rapport aux savoirs de mes étudiant·es – qui est bien sûr hétérogène – l’apprentissage d’une différenciation entre leurs convictions et les cadres d’analyse que nous dispensons. C’est passionnant de les voir prendre une distance par rapport à leurs propres convictions et opinions, et adopter une approche plus objective, plus argumentée sur leurs pratiques et leurs convictions via l’apprentissage rigoureux des théories et des outils méthodologiques.

Dans ce cadre stable, quels sont les nouveaux enjeux que la FOPES décrypte pour être en phase avec les luttes sociales?

On a introduit récemment les questions de transition écologique et numérique. Les ateliers thématiques que nous avons organisés pour nos 50 ans, en partenariat avec le MOC, avaient aussi pour ambition d’interroger des projets de formation face aux nouveaux enjeux des luttes sociales, sur le plan de la transition environnementale et numérique, ou de la démocratie dans un contexte de montée des autoritarismes et des illibéralismes. L’idée étant de fêter ce qu’on a été, ce que nous sommes toujours par rapport aux fondements, mais aussi de nous ouvrir des portes à l’avenir. #

 

Ariane Estenne, présidente du MOC :"Développer des débats prospectifs"

« La Fopes revêt une importance toute particulière pour le MOC, dans le sens où nous avons la conviction forte qu’elle est l’un des plus beaux dispositifs émancipatoires pour les milieux populaires, non seulement jamais imaginé et, surtout, rendu possible. Et peutêtre encore plus dans le contexte politique actuel. Un contexte où, pour aller droit au but, selon les quatorze signaux pour reconnaitre le fascisme d’Umberto Eco, le gouvernement de Trump est clairement en train de verser vers, s’il n’est pas déjà devenu, un régime fasciste. Et ici, si nous n’en sommes pas là, nous ne sommes pas en reste et l’offensive autoritaire est bel et bien en marche en Belgique aussi dans l’accord de l’Arizona. (...)

Dans ce contexte, les universités ne sont pas épargnées non plus, et les exemples internationaux affluent montrant combien la haine des intellectuel·les et la dénonciation des universités et plus globalement le discrédit du monde des idées progressent partout, à commencer par leur définancement aux États-Unis. Or aujourd’hui nous avons un besoin impérieux d’écoles, et d’universités qui développent les débats prospectifs sur les questions complexes, à travers les approches pluri et interdisciplinaires. Nous devons nous donner la capacité de penser les enjeux actuels et de les mettre en perspective. (...) Le contexte actuel donne à voir les contours de la résistance à opérer et les alliances transsectorielles et transdisciplinaires à construire et à renforcer pour demain, dans de très probables reconfigurations des espaces de luttes et d’intermédiation démocratiques, que nous devons commencer à imaginer et préparer ensemble. Tenir tête à la guerre menée aux idées porteuses d’émancipation et au démantèlement continu des systèmes de soin et de protection sociale, tout en se donnant les moyens de solidarités internationales, nécessite absolument de renouveler ici les liens entre les champs académiques et associatifs. Plus que jamais, nous aurons besoin des un·e des autres pour documenter la réalité, pour l’instruire, pour penser contre et pour résister. »

Le Gavroche

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Ce numéro de Démocratie, intitulé "Faire exister la paix" parle d’existences sacrifiées,… Lire la suite
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