Suffit-il de ne pas parler d’un phénomène pour qu’il ne survienne pas et est-il bien responsable d’utiliser un concept qui, apparemment, n’est en rien le reflet de la réalité sociale de notre pays (1) ? Pour certains, décrire les modes de privatisation de la protection sociale en Belgique, voire en Europe, c’est crier au loup alors qu’il est bien terré dans une forêt lointaine et profonde et ce serait inciter les citoyens à recourir à des assurances privées pour anticiper la dislocation de la sécurité sociale. Nous ne sommes pas de cet avis, nous pensons que la privatisation est à l’œuvre bien avant que quiconque n’ose prononcer son nom.


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La rentrée s’ouvre sur des sujets liés : le budget de l’État, celui de la sécurité sociale et le débat sur les fins de carrière. Le budget 2005 de la sécu a relancé les propos alarmistes. La question de son financement est posée. La réponse dépendra toutefois moins de nuages qui se profileraient à l’horizon que de l’ambition, du projet que l’on veut avoir pour elle.


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Place à l’activation des chômeurs. Jusqu’à présent, seuls les cohabitants perdaient leurs allocations si leur chômage dépassait une certaine durée, c’était ce qu’on appelait l’article 80. Désormais, les chefs de ménage et les isolés sont aussi dans la ligne de mire. Ils sont priés de s’activer, de démontrer leurs efforts pour chercher un travail, décrocher un intérim, une formation. Le super-conseil des ministres de Petit-Leez a en effet adopté le projet de Frank Vandenbroucke, ministre fédéral de l’Emploi (SP.A), prévoyant une gradation d’avertissements et de sanctions.


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L’activation des politiques d’emploi constitue aujourd’hui le fil rouge de l’action gouvernementale dans la lutte contre le chômage. Comme l’écrit Adinda Vanheerswynghels, chargée de recherche à l’ULB, les mots ne sont jamais innocents et le choix du terme « activation » est déjà à lui seul lourd de sous-entendus…


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D’un point de vue progressiste, le débat suscité par l’État social actif peut se résumer à une question : celui-ci est-il un projet de gauche « authentique » ? Les articles réunis dans le dossier que Démocratie a consacré à ce sujet depuis le mois de septembre permettent d’instruire cette question. Ils conduisent tout d’abord à introduire une distinction entre l’État social actif en tant que projet théorique, « idéal-type » (1), et en tant que concrétisation, sous la forme de la politique économique et sociale menée effectivement par le gouvernement « arc-en-ciel » depuis 1999.


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L’État social actif constitue, on le sait, l’un des axes majeurs de la politique du gouvernement arc-en-ciel. Cette nouvelle forme d’État concerne principalement les allocataires sociaux et vise à accroître leur autonomie, en « surfant » sur le « plus » de droits (droit au travail, droit à la formation…) mais en imposant, en corollaire, plus de devoirs et de responsabilités.


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Tout au long de la législature du gouvernement arc-en-ciel – législature qui s’achèvera au printemps prochain –, le concept d’« État social actif » a constitué un concept clé de l’action gouvernementale. Dans le domaine social, mais également dans le domaine de la fiscalité, l’heure a été à l’« activation ». Fini l’État (présenté comme) providence, mister-cash de l’aide sociale. Désormais, il faut se bouger.


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Une fois que l’on s’est mis d’accord sur la manière d’objectiver les besoins de la population, le réel choix politique consistera à déterminer la marge budgétaire à dégager et donc, la partie de ces besoins qui sera considérée comme prioritaire. Il serait sans doute plus logique de cerner d’abord les interventions considérées comme indispensables et de calculer ensuite le budget nécessaire mais il est à craindre que ce seront les deniers disponibles qui fixeront l’ampleur de la prise en charge de la dépendance. Surtout si l’assurance dépendance devient un service communautaire ou régional.


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Il est temps que la Belgique prenne exemple sur ses proches voisins où le risque de dépendance est couvert parfois depuis plusieurs années. Que nous manque-t-il ou qu’avons-nous en trop pour organiser une telle couverture au niveau fédéral. Pas assez d’argent ou un manque de volonté politique pour affecter des marges budgétaires qui pourtant existent ? Ou trop de niveaux de pouvoirs pour faire passer l’intérêt de la collectivité avant celui de certaines ambitions personnelles ?


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La gestion globale de la sécurité sociale, instaurée en 1995, a permis une forme d’arbitrage entre les secteurs en croissance de la sécurité sociale et les secteurs en moindre croissance, ou jugés moins prioritaires. On est aujourd’hui arrivé au bout de cette logique. La question d’un refinancement de la sécurité sociale commence alors à se poser, et le secteur des soins de santé (bien plus que les pensions) est en première ligne pour les besoins à couvrir. Comme ce secteur concerne désormais l’ensemble de la population, il faut songer à un financement qui mette à contribution l’ensemble des groupes sociaux, et l’ensemble des revenus.

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Le Gavroche

#ICantBreathe

Zineb Redouane (80 ans, France), George Floyd (46 ans, USA), Eric Garner (44 ans, USA),… Lire la suite
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