Emploi - Formation

Pas facile de s’y retrouver dans l’imbroglio de l’insertion socioprofessionnelle. Nombre d’observateurs et parfois même d’opérateurs sont déboussolés par la multiciplicité des intervenants. Nous n’en pointerons ici qu’un seul, l’EFT, l’Entreprise de formation par le travail. Elle ne couvre pas, loin de là, l’intégralité des situations mais est exemplative des évolutions de la politique d’insertion socioprofessionnelle en Communauté française.


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Il y a dix ans mourrait assassiné Roger Vanthournout, prêtre ouvrier maçon. Révolté par la misère dans laquelle on laisse vivre des jeunes exclus, il avait décidé de recueillir chez lui les plus démunis d’entre eux qu’il rencontrait près de Charleroi et ailleurs en Wallonie, et de leur fournir l’occasion d’apprendre un métier par le travail dans le secteur du bâtiment. C’est ainsi que naquit la première entreprise d’apprentissage professionnel (EAP). En Wallonie et à Bruxelles, celles-ci se développeront ensuite sous la dénomination d’entreprises – ou d’ateliers – de formation par le travail.


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Depuis plus de vingt ans, le secteur de l'insertion socioprofessionnelle (ISP) assure la formation de stagiaires pour leur permettre d'acquérir des compétences techniques et non techniques. Grâce à une pédagogie adaptée, l'objectif est de leur permettre d'intégrer le marché de l'emploi tout en leur proposant un accompagnement psychosocial. Cette approche intégrée de la formation se trouve confrontée aux politiques européennes qui encouragent l'acquisition des compétences et la transparence des certifications. Ce qui apparaît comme une opportunité comporte aussi des risques. À commencer par celui d'enfermer le secteur dans le champ des métiers en gommant le volet social qui est sa spécificité.

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À l’heure où les négociations pour la formation d’un gouvernement se jouent encore, les réformes socioéconomiques structurelles sont au centre du débat, mêlant de brûlants dossiers sur le système d’assurance-chômage, de la dégressivité des allocations à la limitation dans le temps du versement des allocations d’attente. En catimini, une autre attente est discrètement portée par certains partis, une définition plus stricte de la notion d’emploi convenable, centrale dans les débats sur le marché de l’emploi.

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Nous savions d’avance que l’évaluation du Pacte des générations serait un exercice difficile. Cette évaluation avait été convenue entre partenaires sociaux dans le cadre du projet d’accord interprofessionnel pour 2011-2012 et avait été confiée au Conseil national du Travail (CNT), qui devait la terminer pour octobre 2011. La difficulté résultait aussi de ce que les employeurs ne considéraient cette évaluation que comme un prélude à une nouvelle attaque contre la prépension, mais aussi contre les emplois de fin de carrière des travailleurs âgés et, plus largement, contre le crédit-temps. En effet, le Pacte comptait aussi d’autres objectifs. Et par ailleurs, même l’objectif de prolongation de carrière contenu dans le Pacte allait beaucoup plus loin que le seul fait de freiner les prépensions.

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En 2009, le chômage a, selon les statistiques de l’ONEm, augmenté d’environ 30 000 unités. Au mois de février 2010 — dernière donnée disponible au moment de la rédaction de cette note —, l’augmentation à un an d’écart est d’environ 25 000 unités. Au vu de l’ampleur de la crise (en 2009, le PIB a reculé de 3,1 % en 2009 par rapport à 2008, ce qui constitue un « record » depuis 1950), on a l’impression d’avoir échappé au pire en matière de chômage.

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Dans une large mesure, le système des titres-services est le successeur des Agences locales pour l’emploi (ALE). Au moment de sa création, en 1987, le régime des ALE se présentait essentiellement comme un assouplissement des règles ordinaires en matière de travail autorisé aux chômeurs. Il s’agissait de permettre à des chômeurs qui n’espéraient plus concrètement obtenir un emploi à temps plein d’arrondir leurs fins de mois en prestant quelques heures de « petit boulot ». Cette idée correspondait à une revendication de l’action des sans-emploi de la CSC.

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Le système des titres-services a acquis, en moins de dix ans, le statut de secteur économique à part entière. En moyenne, il occupe à peu près 76 000 travailleurs. Mais, bon an mal an, ce sont plus de 103 000 travailleurs qui se relaient pour occuper plus de 118 000 emplois, représentant plus de 65 millions d’heures de travail, soit près de 36 000 équivalents temps plein. Hormis sa croissance fulgurante, plutôt rare par les temps qui courent, il se distingue aussi par un mode particulier de régulation publique, qu’on a pu appeler « quasi marchand ».

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La récente multiplication des suicides dans les locaux de «France Telecom» a ébranlé l’opinion et a mis la question de la souffrance au travail à la Une des médias. Mais qu’entend-on exactement par «souffrance au travail» et comment agir? Avant tout, il faut s’affranchir de la conviction selon laquelle les individus eux-mêmes sont la clé d’explication des souffrances dont ils sont victimes.

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A l’automne, les partenaires sociaux s’attèleront à la négociation d’un accord interprofessionnel. C’est une tradition qui marque les années paires. Il est très difficile de prévoir si accord il y aura. Le sens de ces négociations mérite d’être posé. A quoi pourrait servir un éventuel accord interprofessionnel ? A maintenir dans les grandes lignes un «modèle social à la belge» ? Mais encore…

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Laurence Blésin, Catherine Daloze, Virginie Delvaux, Patrick Feltesse, Pierre Georis, Christian Kunsch, Frédéric Ligot, Thomas Miessen, Véronique Oruba, Paul Palsterman, Céline Polain, Naïma Regueras, François Reman, Muriel Ruol, Claire Terlinden, Anaïs Trigalet
Rédacteur en chef : Nicolas Roelens
Journaliste : Stéphanie Baudot

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Editeur responsable :
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