L’une des raisons du rejet de l’accord interprofessionnel par la FGTB est la question des heures supplémentaires. Force est de constater que la question du temps de travail, au sens large, fait la une de l’actualité sociale dans plusieurs pays européens.


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Le modèle belge de concertation sociale est unique en Europe. Fruit de la volonté des patrons et des syndicats, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, de créer une structure paritaire dans l’organisation sociale de la Belgique, ce modèle a codifié les rapports entre employeurs et travailleurs dans une série de domaines, dont la programmation sociale et les fameux accords interprofessionnels. Le dernier en date, accouché au forceps en raison de l’intransigeance patronale, n’a pas été signé par les organisations syndicales, mais immédiatement repris à son compte par le gouvernement. Le contenu de l’accord continue donc d’exister. Mais qu’en est-il d’une certaine vision de la concertation sociale à la belge ?


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La question du service minimum dans les services publics est soulevée, le plus souvent, à l’occasion d’un conflit social majeur ; généralement, mais pas toujours, dans les transports en commun publics. Il est malaisé dans un tel contexte, plus polémique que dialectique, d’initier un débat qui prenne corps autour des faits. Ce sont moins des arguments que l’on échange alors que des invectives et des a priori idéologiques. En cette rentrée où aucune menace de conflit ne pèse sur les transports publics, les services d’incendie ou le ramassage des ordures ménagères (1), il doit être possible de verser une contribution au débat sur cette notion bien imprécise de « service minimum » sans pour autant échauffer la bile des « va-t-en-guerre » aux préjugés irrévocables.


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« La grève, sur place ou à emporter ? », c’est un peu comme ça qu’on pourrait paraphraser l’ouvrage d’Abdel Mabrouki qui vient de sortir de presse aux éditions Cherche Midi (1). Intitulé « Génération précaire » et écrit avec Thomas Lebègue, journaliste à Libération, ce livre retrace dix ans de vie, de résistance et de lutte dans l’univers des Pizza Hut, McDonald’s, et autres Disneyland.


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Une heure pour nettoyer de fond en comble quatre chambres ! Soit 15 minutes pour aspirer la moquette de la chambre, changer la literie, dépoussiérer le mobilier, regarnir le mini bar et le présentoir à publicités, nettoyer la salle de bain y compris les carrelages de haut en bas, remplacer les savons et les serviettes. Le tout payé, 1,55 euro la chambre, soit 6,20 euros de l’heure… Cela paraît impossible. C’est pourtant le quotidien de femmes de chambres employées par des sociétés sous-traitantes de grands hôtels de la capitale. Description d’un système bien établi qui a tendance à s’amplifier ces dernières années.


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La problématique du temps est une préoccupation du mouvement ouvrier depuis toujours et elle ne s’est jamais dissociée d’une politique des salaires. Dès qu’un revenu minimum a permis de penser à autre chose qu’à la survie, les organisations syndicales ont revendiqué du temps. Du temps soustrait à la production à travers la réduction collective du temps de travail sans perte de salaire.


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Le conflit des TEC, en automne, n’est pas une péripétie de plus dans la saga des relations sociales agitées au sein de la société publique de transport en commun. Par son ampleur inusitée et son radicalisme, il a mis en évidence quelques questions adressées aux organisations syndicales. Faute d’y réfléchir sérieusement et sans tarder, ces dernières risquent d’être de nouveau gênées aux entournures, sur d’autres terrains et dans un avenir proche. Et se dire que les politiques et les gestionnaires publics sont logés à la même enseigne n’atténue ni l’importance, ni l’urgence de la réflexion. Ce serait plutôt un encouragement à ne pas négliger ce chantier...


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Dans le précédent numéro de Démocratie, nous nous étions penchés sur les diverses formules d’intéressement des travailleurs et leurs implications sur les principes mêmes du salariat. Nous avions constaté que ces formules, qui ont fleuri lors du XIXe siècle, vont à l’encontre des droits acquis par les travailleurs depuis 150 ans, au nom des prétendues valeurs du “capitalisme populaire”... Dans ce deuxième article, Felipe Van Keirsbilck revient sur les positions du patronat et des syndicats belges et sur les enseignements que l’on peut en tirer.


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Une pression importante s’exerce depuis plusieurs années de la part de la Commission européenne, du patronat et des milieux politiques libéraux pour encourager (juridiquement, fiscalement, socialement) diverses formules d’intéressement des travailleurs, sous la forme d’une participation au capital ou aux bénéfices de l’entreprise. Le débat récent sur les stock-options en France en a révélé toute l’acuité. Qu’en est-il en Belgique ? Dans un premier article, Felipe Van Keirsbilck nous dresse ci-dessous un état de la question. Dans un second article à paraître, nous verrons quelles sont les positions – radicalement divergentes – du patronat et des syndicats belges dans ce débat.


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Comme tous les deux ans, organisations syndicales et patronat se sont retrouvés autour de la table pour négocier un accord interprofessionnel applicable à 2,4 millions de travailleurs du privé. Même si ce fût laborieux, ils ont cependant eu l’intelligence de ne pas renvoyer la balle au gouvernement et de nouer un accord qui fait preuve de pragmatisme et de prudence, sans toutefois exclure quelques avancées: conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, mobilité, fin de carrière, …


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Le Gavroche

« Après moi les mouches... »

« Où placer Michel, Reynders, Chastel ? Le casse-tête du casting libéral pour les… Lire la suite
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