L’opération « Serval », du nom d’un félin africain, a débuté le 10 janvier dernier. Cette opération militaire, menée par l’armée française, a pour objectif de soutenir les troupes maliennes cherchant à repousser une offensive des groupes armés islamistes qui ont pris le contrôle de l’Azawad, la partie nord du pays. On n’a donc pas fini de gloser sur les motivations du président français, François Hollande, dont il ne suffit pas de préjuger qu’il ait eu besoin d’une guerre pour exister politiquement ou remonter dans les sondages. Mais quelles sont les raisons profondes de cette intervention qui a créé la surprise ? Et quels sont les premiers enseignements qu’on peut en tirer ?

 

Le 10 janvier 2013, lorsque François Hollande déclenche l’opération militaire Serval au Mali, c’est une surprise dans les chancelleries et dans l’opinion. Surprise d’abord parce que les déclarations des dirigeants français durant les trois mois précédents disaient l’inverse : « Il n’y aura pas de troupes françaises », « Nous ne pouvons pas intervenir à la place des Africains », « C’est aux Africains d’intervenir, pas aux Français »1 . La résolution 2085 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 20 décembre 2012 ne disait d’ailleurs rien d’autre puisqu’elle autorisait le déploiement « d’une force internationale sous conduite africaine afin de rétablir la souveraineté malienne sur l’ensemble du territoire » et insistait sur le dialogue politique à mener en parallèle2. Surprise donc également parce que cette guerre ne disposait pas d’une autorisation internationale. Pour éviter d’être accusée d’illégalité, la France a d’ailleurs obtenu en dernière minute3 un appel au secours du président malien par écrit afin d’habiller juridiquement cette décision au nom des accords militaires bilatéraux entre les deux pays. La presse occidentale avait été moins dupe lorsque Moscou avait procédé de la même manière pour justifier son entrée en Afghanistan en 1979… Surprise enfin parce que l’on n’avait pas l’impression que la France considérait jusqu’alors comme une menace majeure pour ses intérêts la sécession touareg menée au nord par le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA)4, l’instabilité politique à Bamako suite à cette sécession, puis l’utilisation de cette situation par Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), le Mouvement pour l’Unité du Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et les groupes islamistes locaux, en particulier Ançar Eddine, pour mener une offensive éclair vers le sud et instaurer la charia par la force dans tout ou partie de ce pays affaibli.

Quelles motivations ?

On n’a donc pas fini de gloser sur les motivations de François Hollande – dont il ne suffit pas de préjuger qu’il aurait eu besoin d’une guerre pour exister politiquement ou remonter dans les sondages. Certes, la France a des intérêts miniers dans la région sahélienne (uranium essentiellement au Niger, or au Mali, pétrole au Nigéria)5, certes elle a vu plusieurs de ses ressortissants pris en otage dans plusieurs pays de la région, certes le Sahel est devenu une zone de trafics de matières premières, d’armes6 et de stupéfiants7, certes la lutte contre AQMI a contribué depuis une dizaine d’années à orienter les efforts militaires des États-Unis vers le Sahel, ce qui n’a pas manqué de conduire la France à maintenir sa propre attention pour la région. Il y a sans doute un peu de tout cela dans l’explication du déclenchement de Serval, mais cela ne répond pas aux questions : pourquoi le Mali et non d’autres pays et pourquoi à ce moment-là ? Les commentateurs ont insisté sur le fait qu’après avoir pensé pouvoir sous-traiter cette guerre aux Algériens et à plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest (UA) via la CEDEAO8 ou l’Union africaine, Paris a dû déchanter – en particulier après le voyage de François Hollande à Alger – et faire le travail, avec le soutien du seul Tchad qui a un intérêt plus direct à affaiblir AQMI à sa frontière nord. L’état-major français, qui aurait voulu éviter initialement de se retrouver en première ligne, aurait considéré qu’une percée d’AQMI vers le sud était imminente et que l’on ne pouvait plus attendre, sauf à laisser un émirat islamiste s’instaurer à Bamako et devenir une source de problèmes régionaux récurrents pour tous les pays riverains dont plusieurs représentent eux de plus sérieux intérêts pour Paris. Que l’on pense notamment au Niger, au Tchad, à la République centrafricaine, au Burkina Faso9, à la Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Togo, au Bénin, de fidèles alliés de la France où elle est intervenue politiquement ou militairement à de nombreuses reprises, y compris récemment lorsqu’elle s’est portée au secours du président tchadien Idriss Déby contre son opposition armée, ou a contribué à installer Alassane Ouattara à la place de Laurent Gbagbo à la présidence ivoirienne. Faute d’accès aux sources confidentielles qui pourraient éclairer davantage le dessous des cartes, on peut en tout cas décrypter le choix français comme une lecture de la région sahélienne en termes de «  théorie des dominos », pouvant de proche en proche toucher à des intérêts stratégiques et miniers dans les pays voisins et menacer à terme des alliés clés de Paris. Ce faisant, la France – et avec elle la Belgique qui s’est associée à l’opération pour des raisons, elles aussi peu explicites (sans doute les intérêts belges dans l’exploitation d’uranium au Niger) – a écarté plusieurs questions qu’il convient de reposer ici pour prendre date, car la guerre du Mali (il vaudrait sans doute mieux dire la guerre du Sahel) est loin d’être terminée.

Pompiers pyromanes

Tout d’abord, on n’a pas fini de payer le prix du syndrome du « pompier pyromane » dans cette région. En effet, en alimentant généreusement la rébellion libyenne en armements depuis 2010, plusieurs pays européens10 ont contribué à renforcer la disponibilité d’équipements militaires sophistiqués pour des mouvements, tels le MNLA ou Ançar Eddine11. Il en est d’ailleurs de même des armements distribués à la rébellion ivoirienne par la France et qui ont atterri in fine dans les mains de ses ennemis au Mali12. Ce n’est pas la première ni la dernière fois malheureusement c’est ce qui avait amené l’Union européenne à adopter un Code de conduite commun en matière d’exportations d’armes il y a vingt ans. On ne peut qu’attendre un renforcement de ce Code et, pour ce qui nous concerne, de la manière dont il est appliqué par la Wallonie et la Belgique. En outre, un accroissement du rôle des Parlements dans les décisions relatives aux interventions militaires contribuerait à sortir du syndrome du « pompier-pyromane » pour entrer dans celui d’un véritable contrôle démocratique. Peu de Parlements en Europe sont à la hauteur d’une telle exigence (si ce n’est dans certains pays scandinaves et, dans une moindre mesure, en Allemagne). En Belgique comme en France, l’exécutif joue en la matière un rôle prédominant et les assemblées parlementaires ont été placées devant un fait accompli. Dans le cas belge, une modification de l’article 167 de la Constitution constituerait une amélioration en la matière, comme l’a suggéré Pax Christi Wallonie-Bruxelles à l’occasion de la décision du gouvernement belge d’assister la France dans la guerre du Mali.

Causes profondes du conflit

La participation belge à l’opération Serval nous a sans doute disqualifiés pour longtemps dans ce pays

En second lieu, la France et ses alliés ne se sont guère préoccupés des causes profondes du conflit, c’est là aussi malheureusement un biais récurrent de toutes les interventions militaires de ce type. Tout d’abord, l’instabilité politique du Mali est plutôt récente ; il y a dix ans, on célébrait encore le « miracle malien » d’une cohabitation harmonieuse dans un si pauvre pays réalisée sous la présidence d’Alpha Oumar Konaré. Ce qui a contribué au marasme actuel, ce sont, sans aucun doute, les trafics d’armes ou de stupéfiants en pleine hausse, l’encouragement à une privatisation de l’économie, qui accroît les tentations prédatrices sur les ressources de la part d’une multiplicité d’acteurs locaux et extérieurs, une trop faible attention portée aux inégalités sociales et régionales internes. Ce qui caractérise avant tout la « Françafrique », c’est l’encouragement de ce modèle socio-économique qui favorise les intérêts étrangers et ceux d’une bourgeoisie compradore sur place (que celle-ci soit elle-même traversée de luttes d’influence est ici secondaire) plutôt que ceux des populations locales. En cela on n’est pas encore sorti de ce modèle, que confortent d’ailleurs des organisations comme le FMI ou l’UE dans leurs recommandations et conditionnalités. Ce n’est évidemment pas en soutenant à bout de bras un gouvernement malien putschiste et peu illégitime, ni en ruinant les lentes négociations politiques que l’Algérie et le Burkina Faso portaient depuis une bonne année, que la France s’attaquera aux causes profondes de la guerre civile malienne qu’elle a indirectement alimentée. S’attaquer aux causes profondes des conflits dans la région, ce peut être une source d’action pour des petits États moins directement impliqués dans l’héritage post-colonial et les grands enjeux économiques d’Afrique de l’Ouest, comme la Belgique. Avec d’autres pays francophones de la région (Algérie, Burkina Faso) ou bailleurs de fonds et possibles médiateurs (le Canada ?, la Suisse ?), notre pays pourrait-il imaginer les contours d’un cadre de négociation entre le MNLA, les groupes islamistes et le pouvoir sous la médiation d’un groupe d’États tiers perçus comme impartiaux ? La participation belge à l’opération Serval nous a sans doute disqualifiés pour longtemps dans ce pays, mais rien n’interdit de penser une évolution en ce sens à plus long terme. Bruxelles fut pendant des décennies la promotrice d’une diplomatie active dans la résolution des conflits et a en partie abandonné cette tradition pour devenir le supplétif de diverses guerres menées par de grandes puissances occidentales. Il est peut-être temps de faire un bilan en la matière, car privilégier les solutions militaires au nom du slogan de la lutte antiterroriste s’avérera à terme tout autant une impasse que ne le fut en son temps le choix des options militaires pour résoudre la question coloniale (l’Algérie déjà !), affaiblir les régimes communistes (le Vietnam pour les USA) ou réduire l’islamisme militaire (le GSPC, en Algérie aussi, ou Al Qaida en Afghanistan). Du côté de notre ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, et de notre ministre de la Défense, Pieter De Crem, on semble se complaire dans l’invocation des solutions militaires. Peut-être la société civile belge a-t-elle un autre discours à tenir ? L’échec américain (également celui de toute l’OTAN, dont la Belgique et la France) en Afghanistan est en tout cas là pour nous rappeler que le recours aux armes permet une victoire temporaire, rarement définitive. Devant les stratégies des groupes, tels AQMI, héritier du GSPC algérien, qui visent par des opérations « coup de poing » à se créer des bases permanentes pour un « Sahélistan » qui transcende les vieilles frontières, une victoire militaire sera elle aussi illusoire. Seules une action politique de dialogue entre forces nationales et une action socio-économique de développement plus égalitaire par la mobilisation des forces sociales des pays concernés constituent une ébauche de solution plus stable et favorable à la justice sociale et à la paix en Afrique de l’Ouest.

Et l’Europe ? Et l’ONU ? Et les organisations africaines ?

Ceci nous renvoie à un troisième enjeu, celui du rôle des organisations régionales et internationales, dont l’Union européenne pour ce qui nous concerne. Cette dernière n’a pas, à ce jour, défini de politique cohérente et proactive pour la région sahélienne et l’Afrique de l’Ouest14. Cela tient à la prégnance des stratégies post-coloniales française et britannique dans cette région, mais aussi au fait que la lecture de la région par les États-Unis et la plupart des Européens est centrée sur leurs propres intérêts, comme on l’a déjà souligné, à savoir la lutte antiterroriste et le contrôle des ressources naturelles et des minerais. L’UE souffre aussi du fait que sa politique méditerranéenne (à l’égard de l’Algérie ou du Maroc) a peu à voir avec sa politique de soutien aux pays d’Afrique subsaharienne (dans le cadre des accords de Cotonou), lesquels se trouvent d’ailleurs de moins en moins appréhendés comme un ensemble homogène, dès lors que l’UE privilégie désormais les relations pays par pays, dans le cadre de la différenciation commerciale et politique qu’elle affectionne via les Accords de partenariat économique avec les ACP ou via les Accords euroméditerranéens avec les pays d’Afrique du Nord. À force de morceler les relations avec ses propres interlocuteurs sur place, l’UE fragmente sa représentation du monde et renforce le risque de ne plus voir le monde qu’au travers de ses propres intérêts. La création de son service européen d’action extérieure n’a de ce point de vue rien modifié, alors qu’il vise (en théorie) à renforcer les cohérences entre politiques. En fin de compte, la seule initiative qu’a pu prendre l’UE (outre la traditionnelle aide humanitaire), c’est le déploiement d’une force de formation des militaires maliens, l’EUTM. Manière habile de soutenir la France, le gouvernement malien et le Tchad, sans se mouiller dans les errements de leurs politiques et les bavures désormais bien connues de leurs forces15, mais assurément faible réponse à l’ampleur des questions, politiques, sociales et économiques de la région16. On rêverait d’une action politique et économique UE-UA ou UE-CEDEAO fondée sur une analyse menée en commun et une mobilisation des forces sociales sur place. On en est loin. Même la France ne voit l’Europe que comme le relais de ses intérêts nationaux, c’est bien le signe que Bruxelles n’agit que dans le prolongement de la volonté de ses États membres, non à leur place ou en vertu de considérations plus universelles. Les pays de la région eux-mêmes hésitent d’ailleurs à s’impliquer tant ils craignent un effet boomerang en termes de déstabilisation et un enlisement dans un pays voisin17. Peut-être s’agirait-il de les écouter davantage. Si Alger et Ouagadougou ont cherché depuis plus d’un an à renouer les fils d’une négociation, c’est en raison de la priorité qu’ils placent dans les solutions politiques. Le MNLA touareg a lui aussi insisté après le déclenchement de Serval sur la solution politique et s’il s’est rapproché militairement de la France depuis février, cela ne l’empêche pas de plaider régulièrement pour revenir à une table de négociation. Quant à l’avenir, comme le souligne le journaliste Antoine Glaser, spécialiste de la région, il n’est pas rose : accroissement de l’insécurité, chute des revenus du tourisme, affaiblissement socio-économique durable, que cette guerre n’a pas enrayés, au contraire18. On ajoutera qu’aucune solution à terme ne peut être trouvée sans reprendre le fil de l’origine du conflit, à savoir la sécession de l’Azawad touareg et arabe. Or, les exactions contre les populations arabes et touarègues se sont multipliées lors de la guerre de reconquête du nord, ce qui ne manque pas de laisser des cicatrices encore plus béantes qui risquent de paralyser tout futur dialogue et encore moins une réconciliation. Même si les Français peuvent se réjouir d’avoir atteint plusieurs objectifs militaires à court terme, et d’avoir décapité provisoirement leurs ennemis par la mort probable de deux de leurs chefs, Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, ils risquent de devoir rester sur place bien plus longtemps qu’annoncé19. Certes, à court terme les troupes franco-tchado-maliennes l’ont emporté, mais ce sera une victoire à la Pyrrhus, aux prix d’atrocités commises sur place (dignes de la Cour pénale internationale), dans un contexte de sous-information soulignée par nombre de journalistes20. À la guerre de position succédera sans doute une guerre de guérilla, longue et pénible, à laquelle les États de la CEDEAO auront encore moins envie de faire face. La tentative de Laurent Fabius de rallier ces Etats tardivement pour que la France puisse passer le relais à une force africaine mandatée par l’ONU s’avère incertaine. Le Sommet de la CEDEAO tenu à Yamoussoukro le 27 février dernier n’a assurément pas débloqué la situation puisque la demande tchadienne d’une accélération des déploiements des autres pays au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) a été suivie de peu d’effets et que les autres États insistent pour disposer d’un soutien financier et en équipements accrus de la France ou de l’ONU aux forces qui leur sont demandées21. Si une force africaine mandatée par l’ONU devait in fine prendre la relève, on peut se douter que se poserait la question du mandat de celle-ci. S’il est purement offensif comme le désirent les autorités maliennes, il risque bien de contrevenir à l’esprit même de la résolution 2085 qui insistait sur la négociation politique entre toutes les parties. Si, à l’inverse, il s’inscrivait dans cet esprit, Bamako demanderait à Paris de l’aider à poursuivre les actions offensives de reconquête du Nord. En tout cas, on ne sortira pas de ce dilemme sans un retour par la case ONU. Revenir aux questions politiques et socio-économiques est urgent. Notre pays devrait avoir le courage de le dire, ce qui implique qu’il se désengage militairement plutôt que de s’embourber dans ce qui risque de devenir « l’Afghanistan de proximité » de François Hollande.

 Le conflit malien en quelques dates


22 mars 2012 : Coup d’État du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE), présidé par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

6 avril : Des rebelles touaregs (MLNA) et d’autres groupes islamistes (AQMI, Ansar Dine, etc.) prennent le contrôle de tout le nord du pays et déclarent l’indépendance de l’Azawad.

8 avril : Démission du président Amadou Toumani Touré.

12 avril : Investiture de Dioncounda Traoré comme président de transition.

26 mai : Le MNLA et Ansar Dine signent un protocole instaurant un Etat islamique tenu à « appliquer la loi islamique dans tous les domaines de la vie, basée sur le Coran et la Sunna ».

30 mai : Le MNLA rejette la fusion avec Ansar Dine.

9 janvier 2013 : Début de l’offensive des islamistes vers le sud du pays.

10 janvier : La ville de Konna tombe aux mains des combats d’Ansar Dine et d’AQMI. Plus rien ne protège la capitale, Bamako.

11 janvier: Déclenchement de l’opération militaire « Serval ». Trois mois après avoir déclaré « nous ne pouvons pas intervenir à la place des Africains », François Hollande change d’avis et les troupes françaises interviennent au Mali.

5 février : Le MNLA annonce « coordonner » son action dans le nord du Mali avec les forces françaises contre les « terroristes » islamistes.

Notes :

1 Déclarations successives du président de la République François Hollande et du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian entre octobre et décembre 2012 (La Croix, 24 décembre 2012).
2 Résolution 2085 du Conseil de Sécurité du 20 décembre 2012.
3 Le Canard enchaîné, 6 février 2013, p. 3.
4 Créé en octobre 2011.
5 Conférence de Raf Custers du GRESEA aux Midis de la CNAPD, 20 février 2013.
6 Georges Berghezan, « Côte d’Ivoire et Mali, au cœur des trafics d’armes en Afrique de l’Ouest », Les Rapports du GRIP, Bruxelles, 2013/1.
7 Le Monde diplomatique, février 2013.
8 Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest. Cette organisation a déjà mené des opérations militaires conjointes d’initiative ou sur mandat des Nations Unies, notamment dans le conflit de Sierra Leone.
9 Ouagadougou héberge les représentants du MNLA touareg et a proposé une médiation entre Bamako et Ançar Eddine.
10 Et du Golfe comme le Qatar, mais pour ceux-ci, l’effet domino convient à leurs intérêts de politique étrangère qui visent à étendre l’islamisme politique dans tout pays de confession musulmane majoritaire ou minoritaire, y compris par les armes.
11 Sur la prolifération des armes suite au confit libyen, voir par exemple, Christopher M. Blanchard, « Libya : Transition and U.S. Policy », Congressional Research Service, 7-5700, Washington DC, 18 octobre 2012.
12 Georges Berghezan, op. cit.

13 Communiqué du 15 janvier 2013.

14 Une ébauche en a été proposée dans une étude (non un rapport) du Parlement européen : « A Coherent EU Strategy for the Sahel», European Parliament, Directorate-General for External Policies, Policy Department, PE 433.778, Bruxelles, mai 2011.
15 Voir http://www.hrw.org/africa/mali (Human Rights Watch), http://www.fidh.org/-Mali,305-?id_mot=26 (FIDH), http://www.amnesty.org/en/library/info/AFR37/003/2013/en (Amnesty International).
16 La même implication ‘de basse intensité’ avait été choisie en 2008 au Tchad et en République centrafricaine en déployant une mission de pure sécurisation des camps de réfugiés venus du Darfour voisin (EUFOR Tchad/RCA), sous la direction d’un général irlandais, avec un souci aigu d’impartialité, afin que les Européens ne soient pas assimilés aux troupes françaises engagées aux côtés des troupes tchadiennes dans la lutte directe contre la guérilla qui cherchait à renverser le président Déby.
17 Voir l’analyse de Marc-Antoine Pérouse de Montclos sur le cas nigérian (http://www.slateafrique.com/102003/mali-operation-serval-consequences-nigeria-islamistes-interview-perouse).
18 Interview dans Le Soir du 29 janvier 2013.
19 C’est en tout cas la prédiction de Bernard Adam, Mali : l’annonce de la mort de chefs djihadistes ne devrait pas occulter les difficultés sur le front, GRIP, Note d’analyse, Bruxelles, 6 mars 2013.
20 Jean-Paul Marthoz, « Mali, la presse en déroute », Le Soir, Bruxelles, 8 février 2013.
21 Le Point, Paris, 27 février 2013.

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