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Photo Jérôme JaminSi les premiers jours du président Trump à la tête des États-Unis n'ont pas rassuré nombre d'observateurs à travers le monde, Jérôme Jamin, professeur de science politique à l'Ulg et spécialiste de l'extrême droite, se montre prudent 1. Il pointe en effet les contre-pouvoirs du système politico-institutionnel américain comme autant de barrages potentiels aux velléités populistes du nouveau président. Selon lui, c'est de l'habilité de Donald Trump et de son équipe à contourner ces contre-pouvoirs que dépendra leur capacité à réellement changer l'Amérique.

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Photo interview Seda GurkanDepuis 2011, le processus de réformes démocratiques s’est inversé en Turquie. La récente tentative de coup d’État renforce l’autoritarisme du pouvoir. La Turquie dérive de plus en plus des valeurs démocratiques de l’Union européenne (UE). Le dossier migratoire, colonne vertébrale de leur relation, témoigne de la fragilité du partenariat, mais aussi de leurs besoins mutuels. Le processus d’adhésion, enjeu capital pour l’avenir de la Turquie, répond aujourd’hui avant tout à un agenda pragmatique. Vision d’une spécialiste turque des relations entre la Turquie et l’UE.

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Photo Venezuela Copyright Wilfredo RodriguezDepuis quelques mois, le Venezuela est en crise. Économique, sociale et institutionnelle, celle-ci plonge le pays dans de graves pénuries. Rayons vides et files interminables sont devenus le lot quotidien des habitants pour avoir accès aux biens de première nécessité tels que la nourriture et les médicaments. Mais comment ce pays pétri d’or noir en est-il arrivé là ? Décryptage.

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En septembre 2000, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait la Déclaration du millénaire, définissant, à l’aide de vingt et une cibles et d’une soixantaine d’indicateurs, huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à atteindre en 2015. Porteurs d’espoirs, ces OMD sont-ils parvenus, durant les quinze dernières années, à atteindre leurs cibles ? À défaut, comment expliquer les échecs rencontrés et comment y répondre ? Décryptage.

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Colonies copyright  Scott CampbellIl n’est pas un mois sans que ne paraisse dans la presse l’annonce de nouvelles constructions de logements dans les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé. Systématiquement, ces annonces sont suivies de condamnations de la part des acteurs influents de la communauté internationale. Dans une même litanie, ceux-ci rappellent l’illégalité de la colonisation au regard du droit international humanitaire et du droit à l’autodétermination du peuple palestinien. Mais aucune de ces réprobations n’a de prise sur Israël. Et il est difficile d’imaginer qu’il en soit autrement tant qu’elles ne seront pas assorties de dispositions destinées à contraindre ce pays à se conformer au droit international. Pourtant, toute une série de mesures pourrait permettre d’y parvenir. Décryptage.

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 2013Croatia seamstresses3 Le 24 avril 2013, l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh a suscité une énorme prise de conscience sur les conditions de travail dans l’industrie mondialisée de l’habillement. Les 1.138 travailleurs tués et les 2.000 blessés confectionnaient des vêtements pour le compte de grandes marques et enseignes de vêtements occidentales, de Benetton à Primark en passant par Auchan ou Carrefour. Sous le feu des critiques, nombre d’entre elles ont alors évoqué la relocalisation de leur approvisionnement en Europe sous-entendant que les conditions de travail sur le «  Vieux Continent  » étaient sûres et équitables, que les États jouaient leur rôle législatif et de contrôle et que les vêtements y seraient produits dans des conditions décentes. Mais est-ce vraiment le cas ?  

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Photo F. Burgat

Depuis plusieurs semaines, l’expansion de l’État islamique en Irak défraye l’actualité. Pour contrer ce phénomène, une coalition internationale menée par les États-Unis et la France s’est mise en place. Permettra-t-elle d’endiguer le péril islamiste ? Selon François Burgat, le doute est permis, car les interventions militaires récentes ont plutôt contribué à l’alimenter. Entretien.  

 

 [Note à l'attention des internautes : les graphiques de cet article ne sont disponibles que sur la version papier de la revue. Voir sur cette page en haut à droite : "Pour recevoir Démocratie"]

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Marines

Depuis l’investiture de Barack Obama et son « discours à la nation » du 1er décembre 2009, le 31 décembre 2014 a communément été admis comme la date de la fin de l’engagement de l’OTAN 1 en Afghanistan. En 2015, le pays retrouvera alors sa pleine souveraineté et les forces de sécurité afghanes seront chargées de maintenir l’ordre sur le territoire. Vraiment ? Non. En réalité, une nouvelle mission de l’OTAN naîtra dès le lendemain. Environ 13.000 soldats de l’Alliance y prendront part, dont environ 100 militaires belges. Chroniques d’un échec.

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Ukraine mai 2014

 L’enchaînement vertigineux des événements qui se succèdent depuis novembre 2013 en Ukraine laisse l’observateur dans un état d’incrédulité et, parfois, de totale sidération. À peine commence-t-on à tenter d’analyser un événement nouveau que le suivant s’impose, nous conduisant à requestionner les chaînes de causalité et les champs du possible. Pour bien comprendre la situation actuelle, il faut se replonger dans l’histoire (lointaine) du pays.1


 

Le 21 novembre 2013, le président Viktor Ianoukovitch faisait volte-face, annonçant, contrairement à ses engagements maintes fois répétés, qu’il ne signerait pas l’accord d’association avec l’Union européenne. Immédiatement, la place Maïdan 2 se remplissait de manifestants indignés par un tel tour de passe-passe, exprimant tant leur sentiment d’avoir été bernés, que leur exaspération face à un régime extrêmement corrompu, leur aspiration à l’État de droit (pour une majorité des manifestants) et, suite aux premiers recours à la violence par les forces de l’ordre, leur colère et indignation face à cet arbitraire répressif. Dans le même temps, et parce que c’était suite à des pressions de Moscou que M. Ianoukovitch avait renoncé à signer l’accord d’association, la dimension nationale ukrainienne occupait une place importante dans la mobilisation afin d’assurer et de garantir la souveraineté et l’indépendance d’une Ukraine fragile et friable face aux ambitions de Moscou.
De jour en jour, ce que l’on a appelé l’Euromaïdan a pris de l’ampleur, s’est transformé, puis a culminé dans le bain de sang des 19-20 février 2014, lorsqu’une centaine de personnes ont trouvé la mort. S’en est suivie la fuite de Ianoukovitch après le refus par Maïdan de l’accord négocié par l’UE avec les représentants des trois partis d’opposition parlementaire et les représentants du pouvoir. Et puis, se sont succédé, à un rythme effréné, les événements que l’on sait : formation d’un gouvernement provisoire en attendant les élections du 25 mai ; fébrilité puis instabilité en Crimée ; référendum organisé le 16 mars sans campagne électorale, sans choix réel, dans un délai extrêmement court et en présence de militaires russes encerclant les bases ukrainiennes, sur fond de contrôle des médias et d’intimidations diverses ; annexion de la Crimée par la Russie, dans un sursaut patriotique alimenté par un discours monolithique dans les médias télévisuels russes, répétant à l’envi une antienne pour le moins binaire. La Russie serait ainsi l’artisane de la stabilité, de la protection bienveillante des droits de l’Homme, du sauvetage de la minorité russe de Crimée, du droit des peuples à l’autodétermination, tandis que l’Ukraine issue de Maïdan serait en proie au nazisme pur et simple, après la fuite de son président Ianoukovitch. Les inquiétudes sur l’est de l’Ukraine ont resurgi ces dernières semaines avec la reproduction d’un scénario rappelant par certains aspects celui de la Crimée : hommes présentés comme des Ukrainiens pro-russes réclamant le rattachement à la Russie ; proclamations d’une République populaire du Donetsk ; déclarations visant à organiser un référendum ; violences et affrontements lors de la tentative par Kiev d’une reprise en main des territoires de l’est avec proclamation d’une opération anti-terroriste.
Cet enchaînement d’événements, s’il marque des changements importants dans la vie politique ukrainienne et donne lieu à de nombreuses spéculations sur l’avenir, s’inscrit dans un héritage spécifique dont les effets restent bien présents. Les vingt-trois années d’indépendance ukrainienne mêlent dans un même cocktail des ingrédients typiques du « post-soviétisme » et d’autres plus spécifiques à la situation ukrainienne. On y retrouve un multipartisme incertain et largement dépendant des oligarchies économiques, avec des députés achetés, propriétés de ces oligarchies ; des fortunes constituées à la faveur d’un grand vide juridique lors de l’effondrement de l’Union soviétique ; des inégalités sociales criantes, dans un contexte de corruption endémique, nettement amplifiée sous la présidence Ianoukovitch depuis 2010 ; des élections parfois frauduleuses, parfois donnant lieu à des violences, et, souvent, à de nouvelles ingénieries mises en œuvre pour tenter d’en contrôler l’issue. Une population composée pour 17 % de Russes ethniques et de 29 % (incluant ces 17 %) de citoyens ukrainiens définissant le russe comme leur langue maternelle, et donc travaillée par le défi d’une identité nationale parfois hésitante, entre un ouest massivement ukrainophone, et un est et un sud plus russophones et souvent tournés vers la Russie par le truchement de liens familiaux, économiques, traditionnels. Un Parti des régions 3 (le parti au pouvoir, soutien de Ianoukovitch) « tenant » les régions de l’est en particulier via un tissu de loyautés et de dépendances économiques et des mouvements nationalistes « tenant » en partie l’Ukraine de l’ouest et promouvant des rhétoriques d’extrême droite aux accents antisémites. Et, en toile de fond, cette Ukraine éparse, incarnation déchirée d’un frottement tectonique entre deux plaques géopolitiques, l’Union européenne et la Russie post-soviétique. Cette déchirure a des racines profondes, et l’on ne saurait comprendre les événements actuels sans faire référence à l’histoire nouée à la géographie, parce que les principaux intéressés vivent les conflits actuels au travers de prismes mémoriels et culturels tenaces.

Fascistes et antifascistes

Le premier prisme est évidemment celui de la Deuxième Guerre mondiale et de ses prémisses, pogromistes puis staliniennes, dont le territoire ukrainien fut un des principaux champs de bataille et lieux de massacres innommables 4. Staline se trouvant du côté des vainqueurs, la Russie, sous ses habits soviétiques, se mua en héroïque défenseur « antifasciste ». Certains groupes indépendantistes de l’ouest ukrainien ayant, de leur côté, noué des alliances tout aussi criminelles avec Hitler, les Ukrainiens occidentaux qui résistaient à leur incorporation dans l’Union soviétique se trouvèrent systématiquement traités de « nationalistes fascistes » et déportés au goulag. Les preuves et traces des exactions staliniennes étant par ailleurs, à cette époque, hors d’atteinte, le maître-récit des « héros internationalistes de l’est » contre les « fascistes nationalistes de l’ouest » put s’installer durablement, y compris chez nombre d’intellectuels européens. La propagande du Kremlin en fait aujourd’hui un usage immodéré : les manifestants de Maïdan, dont la diversité a été soulignée par la plupart des observateurs, ainsi que les nouvelles autorités de Kiev, sont ainsi assimilés à une bande de néonazis par les chaînes de télévisions russes.
Inversement, la chute de l’URSS et l’indépendance de l’Ukraine en 1991 ont levé la loi du silence et ouvert les archives qui documentèrent l’ampleur de la terreur bolchévique, cristallisée autour de la famine « organisée », voire génocidaire, de 1932-1933. La « promotion » d’Holodomor 5 (la « mort par la faim ») dans la mémoire nationale offre ainsi un parallèle troublant avec celle de l’Holocauste ; la Russie et le marxisme-léninisme devenant cette fois l’incarnation du mal absolu et l’Ukraine, celle de victime. Pendant ce temps, la radicalisation de groupes nationalistes – puisant en partie leur légitimité dans cette mémoire retrouvée et dans son occultation, réactivée par Ianoukovitch – offre du pain bénit à la propagande russe.
Ce legs mémoriel du XXe siècle, brièvement résumé ici, ne prend sa véritable épaisseur qu’au regard d’un clivage plus ancien et plus profond auquel il est en partie lié. Celui-ci sépare les territoires de l’ancienne Rus’ de Kyiv progressivement absorbés par la Moscovie, de ceux qui tombèrent dans l’escarcelle de puissances occidentales, clivage qui s’est déplacé au cours des siècles au bénéfice de la Russie. La conquête russe de l’Ukraine fut achevée lorsque l’URSS annexa ses derniers territoires occidentaux dans la foulée du pacte germano-soviétique et de la Seconde Guerre.
Enfin, la République socialiste soviétique d’Ukraine, comprenant les territoires actuels, reçut la Crimée en 1954. Le « cadeau » en retour semblait sans risque, étant donnée l’incorporation de l’Ukraine au sein de l’URSS 6.

Eurasisme et choc des civilisations

Le passé dure donc longtemps, en Ukraine comme en Russie, et il faut tirer les enseignements de ces mémoires aux effets redoutables. Et ils le sont d’autant plus lorsque les droits individuels sont peu développés et que la solidarité avec la communauté des vivants et la mémoire des morts sont fortes. On le sait : seule la liberté de recherche, de débat et d’expression permet de sortir lentement de récits historiques manichéens et d’affronter un passé complexe et douloureux. Or, la liberté d’examiner le passé suppose l’accès aux archives et la liberté tout court, encadrée par l’exercice démocratique du pouvoir. Le patrimonialisme russe 7, réactivé par Vladimir Poutine, se veut aussi étroitement propriétaire de l’histoire et de sa narration.
L’affirmation de la puissance russe se fait aujourd’hui en remobilisant une idéologie géopolitique, dite « eurasiste », datant des années 1920. Si l’on souhaite se garder d’une vision occidentalo-centrée ou purement utilitariste de la géopolitique, il n’est pas inutile de se pencher sur cette vision du monde. On ne sait si les cercles dirigeants y accordent eux-mêmes de la crédibilité, s’ils sont cyniques ou évoluent « dans une autre réalité », mais elle ne s’est évidemment pas développée au hasard. C’est en effet cette idéologie qui sous-tend le projet concurrent à celui de l’Union européenne, l’Union eurasiatique, pour lequel l’Ukraine est un enjeu majeur. Comme l’écrit un des penseurs de l’eurasisme, bien en cour à Moscou, le philosophe Alexandre Douguine, « il faut construire l’Empire ou mourir » 8. Ce dernier a par ailleurs déclaré après le référendum du 16 mars en Crimée : « Nous avons enfin commencé à bâtir la Grande Russie. Nous devons aller plus loin ! Si nous n’aidons pas nos frères de l’est et du sud de l’Ukraine, notre victoire ne sera pas totale » 9.
C’est dans ce contexte que se rejoue cette tension tant politique que géopolitique et, l’on pourrait dire d’une certaine façon, « civilisationnelle ». Les élections ukrainiennes prévues pour le 25 mai 2014, si elles ont lieu dans de bonnes conditions, montreront ce à quoi aspire la majorité de la population ukrainienne après ces bouleversements. De toute évidence, l’ampleur des questions soulevées, tant sur le plan économique – avec une Ukraine au bord de la banqueroute – que sur les plans géopolitique, politique et social – quel type de régime, quelle organisation du vivre ensemble au sein de l’Ukraine, quels rapports avec la Russie, quels rapports avec l’UE, et plus largement avec l’Occident ? – posera de larges défis à la future équipe au pouvoir. En même temps qu’elle nous renvoie à nous, Européens, des interrogations sur le projet européen à court, moyen et long termes. #

Article co-écrit par Aude Merin

Bernard De Backer est sociologue et Aude Merlin est chargée
de cours en science politique à l’ULB, membre du CEVIPOL
(www.cevipol.be) et spécialiste de la Russie.



1. Pour la rédaction d’une partie de cet article, Bernard De Backer s’est très largement inspiré d’un article qu’il a écrit récemment : « Ukraine : le passé dure longtemps », La Revue nouvelle, Avril-Mai 2014, pp. 82-89.
2. Place de l’indépendance à Kiev, lieu symbolique de manifestations, investi notamment lors de la « Révolution orange » en 2004.
3. Le paysage politique ukrainien est relativement pluriel, du fait en particulier d’un certain pluralisme oligarchique. L’Ukraine a connu des alternances, notamment après la Révolution orange de 2004, lorsqu’un troisième tour a été organisé avec le concours de l’UE. La coalition orange a été ensuite remplacée par le président Ianoukovitch élu en 2010, soutenu par le Parti des régions. En octobre 2012, il est arrivé en tête, avec 30 % des voix, suivi du parti de Ioulia Timochenko, la Patrie (Batkivchina), qui avait participé à la coalition orange puis était devenue Première ministre sous la présidence Ianoukovitch. Le parti UDAR de Vitali Klitchko recevait 13,96 % des voix, le parti communiste 13,18 % et le parti ultra nationaliste d’ Oleh Tiahnibok 10,44 % des voix.    
4. L’historien Timothy Snyder, auteur de Terres de sang. L’Europe entre Hitler et Staline, écrit que les populations d’Ukraine et de Biélorussie furent les principales victimes civiles et militaires de la guerre, y compris au sein de l’Armée rouge. Comme il le souligne dans le livre précité : « Pendant les années où Staline et Hitler étaient tous deux au pouvoir, plus de gens furent tués en Ukraine que partout ailleurs, que ce soit dans les terres de sang, en Europe ou dans le reste du monde ».
5. Holodomor est le nom de la famine ukrainienne des années 1930.
6. L’Ukraine prenant distance avec la Russie, le « cadeau » criméen a été logiquement repris.
7. Le patrimonialisme est la fusion entre la propriété des ressources et le pouvoir. Voir, à ce sujet, l’article de Katlijn Malfliet : « Un État patrimonial », dans « Russie: le retour du même ? », dossier de La Revue nouvelle, avril 2012.
8. Dans Alexandre Douguine, conversation avec Alain de Benoist, Le prophète de l’eurasisme, Avatar éditions, 2006, 352 pages.
9. Cité dans Le Monde du 17 mars 2014.


Crédit photo : George Layne

 

Inde3 copyright Matthieu Aubry

 

2014 : année cruciale d’élections pour plusieurs pays émergents. En avril, ce sera le cas de l’Inde. Dans la « plus grande démocratie du monde », plus de 700 millions d’Indiens se rendront aux urnes pour élire la Lok Saba, la chambre basse du parlement. L’heure est donc au bilan dans un contexte économique teinté d’incertitude.

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