Environnement

Ces temps-ci, le concept de « prospérité » fait… fortune. Depuis le programme d’Ecolo — le terme y est cité à douze reprises — jusqu’aux interviews d’Elio Di Rupo réclamant une « prospérité écosolidaire », la voici soudainement promue au rang de mot-à-tout-faire, tenant tout à la fois de la clé-de-voûte d’un nouveau modèle économique à inventer, de la pierre philosophale transmuant par une mystérieuse alchimie la finitude des ressources en félicité absolue, du poncif — l’argent ne ferait pas le bonheur, même de ceux qui en ont —, de la panacée qui guérira maux et crises de croissance, et enfin du sésame qui déverrouillera enfin les portes d’un monde plus habitable où le bien-être cesserait d’être évalué à l’aune du produit intérieur brut (PIB).

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On recense très peu de guerres de l’eau dans l’histoire des pays. Mais les crises se font de plus en plus nombreuses depuis le XXe siècle. À la pression démographique qui pèse fortement s’ajoutent les problèmes de pollution de la ressource, ainsi que l’impact des changements climatiques déjà perceptibles. L’eau, indispensable à la vie, n’est pas également répartie dans le monde. Et les pays ne disposent pas des mêmes moyens pour résoudre les difficultés auxquelles ils sont confrontés.

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Quand on regarde une photo de la Terre prise depuis le ciel, on aurait presque peine à imaginer qu’il puisse y avoir pénurie d’eau quelque part. Ou alors, seulement dans le désert. La terre n’est-elle pas la « planète bleue », en grande partie couverte par les océans ? Hélas, l’eau des océans est salée. L’eau douce est bien moins présente à la surface de la Terre. Et comme nous ne logeons généralement pas à proximité d’un ruisseau d’eau pure, son accès nécessite des équipements : il faut l’amener, potable, dans les logements, évacuer les eaux usées, recycler, épurer, dépolluer… Sinon l’eau, plutôt que de faire vivre, tue.

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La crise financière qui a éclaté l’année dernière a au moins eu un mérite : celui de mettre à bas le mythe d’une finance désincarnée, qui semblait flotter, indifférente à la pesanteur, se moquant de l’activité des hommes et de leurs préoccupations. On affirmait même, sans rire, que cette finance créait de la richesse par elle-même. Une sorte de pierre philosophale des temps modernes ! La réalité est évidemment différente et l’éclatement de la bulle financière en a fourni une éclatante démonstration.

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La fiscalité verte est à l’agenda ces derniers mois et pour quelque temps encore. Après avoir précisé le sujet et dessiné quelques éléments de contexte, Luc Simar analyse, dans les lignes qui suivent, la situation belge, en pointant les directions les plus probables que prendrait une réforme fiscale verte, et en examinant comment une telle réforme pourrait rencontrer les aspects sociaux du développement durable.

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Nous sommes tous légitimement préoccupés par la crise économique et ses conséquences sociales. Mais le plus grave, à moyen terme, reste la crise écologique. La conjonction de ces deux crises nous laisse désarmés : il semble bien difficile de tenir compte à la fois du court et du long terme. Nous sommes pris dans des contradictions dont il semble impossible de sortir. Même quand nous voulons faire une relance « verte », cela passe par la mise à la casse de milliers d’automobiles : ce n’est pas une bonne pédagogie pour quitter le « tout jetable » et inciter les gens aux transports en commun.

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L’actualité de ces dernières années a été incontestablement marquée par la montée médiatique de l’énergie. Prix en augmentation, effets sur le climat, instabilité géopolitique menaçant notre approvisionnement ; l’inquiétude liée aux perspectives d’avenir de l’énergie n’a cessé de grandir. Le secteur de l’électricité a également surfé sur cette vague médiatique énergétique.

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L’énergie n’est pas un bien comme un autre. Dès la domestication du feu par nos lointains ancêtres, elle a fait l’objet de vives tensions au sein des communautés humaines, puis entre celles-ci. Vitale pour le développement des sociétés industrielles, elle a toujours été considérée comme un enjeu stratégique de la politique des nations. Pas étonnant dès lors que la question énergétique, dans toute sa complexité actuelle, ait tant de mal à être coordonnée au niveau européen et a fortiori à l’échelle mondiale.

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Allumer la lumière. Faire le plein. Augmenter le chauffage. Prendre une douche. L’énergie est présente dans tous nos gestes quotidiens. Une énergie bon marché se fait presque oublier. Que son prix augmente et l’on se rend compte à quel point elle est centrale dans nos modes de vie. Et si l’on continue à dérouler le fil, on s’aperçoit qu’elle constitue un enjeu géopolitique décisif (voir par exemple les conséquences énergétiques du conflit russo-ukrainien). Et qu’elle est en outre au centre de la question climatique. Ces trois enjeux — prix, sécurité d’approvisionnement, lutte contre le réchauffement climatique — feront à n’en pas douter de l’énergie une question tout à fait majeure dans les années à venir. Dans les lignes qui suivent, François Houtart fait apparaître le binôme énergie-développement, deux réalités indissociables. Jehan De Crop embraye ensuite sur les enjeux mondiaux de cette question et sur la stratégie d’Électrabel en Belgique.

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La dégradation de l’environnement et l’épuisement des ressources naturelles, liés à un mode de développement économique non durable, mettent l’humanité devant un double enjeu : l’environnemental proprement dit, et la promotion du travail décent. Or ce deuxième enjeu ne semble faire l’objet que d’un intérêt distrait de la part des décideurs politiques et économiques. Telles sont les conclusions principales d’un récent rapport publié par l’Organisation internationale du travail (OIT), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et la Confédération syndicale internationale (CSI) 1. Un rapport instructif, dont nous résumons les principaux points dans les lignes qui suivent.

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DEMOcouvSEPTEMBRE

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Laurence Blésin, Catherine Daloze, Virginie Delvaux, Patrick Feltesse, Pierre Georis, Christian Kunsch, Frédéric Ligot, Thomas Miessen, Véronique Oruba, Paul Palsterman, Céline Polain, Naïma Regueras, François Reman, Muriel Ruol, Claire Terlinden, Anaïs Trigalet
Rédacteur en chef : Nicolas Roelens
Journaliste : Stéphanie Baudot

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Editeur responsable :
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BP50 - 1031 Bruxelles

Avec le soutien de Mouvement Social scrl


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