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Les nouveaux indicateurs de richesse alimentent, depuis quelques années déjà, de nombreux débats au sein des grandes institutions. Si ces débats gagnent en ampleur aujourd'hui, c'est parce que le PIB et sa croissance n'apparaissent plus adéquats pour répondre aux défis sociaux et écologiques du XXIè siècle. On peut s'en réjouir. Mais à bien y regarder, certaines des propositions qui émergent ont de quoi susciter une attention critique...

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Depuis ce 1er janvier 2011 le marché postal en Belgique est complètement ouvert à la concurrence. «Enfin!», diront les promoteurs de cette mesure qui, de négociations en reports, attendaient ça depuis plus de quinze ans. En effet, selon eux, cette libéralisation totale du secteur postal doit permettre un fonctionnement plus efficace du marché au bénéfice des consommateurs et des entreprises à travers des services moins chers et de meilleure qualité. Et pourtant, comme on s’en doute, cela risque de ne pas être aussi simple… Un cas d’école même!

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Les récents pourparlers au sein du G 20 qui se sont tenus en novembre à Séoul ont mis en lumière l’existence de tensions sur les marchés monétaires. On ne partagera guère l’enthousiasme de Christine Lagarde, ministre française de l’Economie, qui, au lendemain du G20, estimait que «nous avons tourné le dos à la guerre des monnaies en nous engageant à ne pas recourir à des politiques de dévaluation compétitive»1. La ministre avait parlé trop vite.

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La défense de la fiscalité n’est pas une tâche simple pour la gauche politique et syndicale. Les débats dans les assemblées sont souvent houleux. Régulièrement, il faut taper sur le clou. Et rappeler que la fiscalité est en quelque sorte le prix de la civilisation. Qu’elle est essentielle pour assurer le financement des fonctions collectives telles que l’enseignement, la santé, la sécurité. Qu’elle est primordiale aussi pour redistribuer les richesses, et ainsi permettre aux personnes à bas revenus de vivre dans des conditions décentes. Aussi, que la fiscalité a un rôle incitatif en pénalisant certains comportements nuisibles tels que la pollution par exemple, et en encourageant d’autres comme l’isolation des bâtiments.

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Le fait que le Parlement démocratiquement élu vote le budget des voies et moyens est probablement un argument devenu de moins en moins suffisant pour légitimer l’impôt aux yeux des citoyens contribuables. L’éducation permanente cherche notamment à développer la compréhension, l’analyse et le regard critique des citoyens sur des questions de société qui émergent de la vie quotidienne. Le questionnement amène souvent à s’intéresser à une ou plusieurs fonctions collectives, aux dépenses qu’elles occasionnent ainsi qu’à leur financement. La discussion vire alors fréquemment vers le niveau des impôts et des cotisations, vers l’inégalité en matière fiscale, vers les dépenses publiques « inutiles » ou « excessives », et somme toute, vers la légitimité de la hauteur des prélèvements sociaux et fiscaux.

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Les pays de l’Union européenne connaissent de fortes divergences quant à leur système de fixation du salaire minimum. Ceci explique, par exemple, la difficulté des débats relatifs à la constitution d’un salaire minimum européen. Dans les lignes qui suivent, nous examinerons les évolutions du salaire minimum en Belgique, en France et aux Pays-Bas, et en tirerons des conclusions relatives aux forces et faiblesses de ce minimum salarial.

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Lors de la Grande Dépression des années 1930, deux camps idéologiques s’affrontaient : ceux pour lesquels la crise économique et financière devait permettre de purger les excès des années 1920 sans changer de système, et ceux qui pensaient que le capitalisme avait failli, et qu’il fallait le remplacer par le socialisme — des « modèles alternatifs » existaient alors. Aujourd’hui, alors que les références aux années 1930 abondent, le débat se pose-t-il de la même manière ?

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Les dommages collatéraux de la crise dite des « subprime » (c’est-à-dire des prêts hypothécaires américains octroyés sans discernement et reconvertis en titres boursiers) ne cessent de s’étendre. En mars, on parlait de la coquette somme de 600 milliards de dollars perdus par les grandes banques américaines et européennes. Cette crise a-t-elle, ou aura-t-elle un effet sur le citoyen non spéculateur, non-investisseur, non-actionnaire, non-gestionnaire de fonds ? Tentative de réponse avec Olivier Derruine.

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Depuis des semaines, la crise financière et économique est analysée par d’éminents économistes, analystes financiers, journalistes, hommes politiques de tous bords… L’évolution de la Bourse, de l’euro, du pétrole, de l’activité économique, du chômage est commentée au jour le jour, le moindre chiffre est sous la loupe des experts. Pourtant, cette masse considérable d’information, pour utile qu’elle soit, semble le plus souvent passer à côté d’une analyse sérieuse des causes de cette crise et des leçons politiques qu’il faut en tirer. Non pas les causes techniques (bulle immobilière, dissémination de produits toxiques, resserrement du crédit, etc.), ni les leçons politiques immédiates (régulation, contrôle, transparence, etc.), mais les causes « systémiques » — pour reprendre un mot à la mode — et les leçons structurelles à long terme.

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Il paraît bien loin le temps où Winston Churchill pouvait se gausser : « Si vous mettez deux économistes dans une pièce, vous aurez deux avis différents… ». Et d’ajouter perfidement : « à moins que l’un d’entre eux ne soit Lord Keynes. Dans ce cas, vous aurez trois avis différents. » Aujourd’hui, quel que soit le problème soumis à la sagacité des économistes, la réponse est identique : plus de marché, de meilleurs incitants pour les agents, et une dose de dérégulation pour libérer les forces de l’initiative individuelle. Comment cette discipline, reine de la divergence, riche en débats théoriques, et naguère encore affublée du qualificatif « politique », a-t-elle pu se réduire à un savoir sec, instrumental, autiste, car imperméable à tout ce qui échappe à sa grille d’analyse, et qui constitue pourtant la complexité du réel ? Comment le gai savoir a-t-il pu se transformer en une « dismal science » (science lugubre) déjà dénoncée par l’historien anglais Thomas Carlyle, voici deux siècles ?

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Comité de rédaction

Laurence Blésin, Catherine Daloze, Virginie Delvaux, Patrick Feltesse, Pierre Georis, Christian Kunsch, Frédéric Ligot, Thomas Miessen, Véronique Oruba, Paul Palsterman, Céline Polain, Naïma Regueras, François Reman, Muriel Ruol, Claire Terlinden, Anaïs Trigalet
Rédacteur en chef : Nicolas Roelens
Journaliste : Stéphanie Baudot

Email : democratie@moc.be 

Editeur responsable :
Pierre GEORIS, Centre d'information et d'éducation populaire du MOC (CIEP)
BP50 - 1031 Bruxelles

Avec le soutien de Mouvement Social scrl


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