On a beau détester les avions, la cuisine exotique, les bêtes sauvages. On a beau redouter le soleil comme on fuirait la peste. On a beau aimer son boulot plus que tout... La rentrée reste un moment traumatisant. D’abord, il y a toutes ces choses qui changent au 1er septembre : l’indemnisation des victimes d’erreurs médicales, la fin des ampoules à incandescence, la stérilisation des chats de refuge. Notamment. Ensuite, il y a les nouvelles grilles des programmes radio et télé qui bousculent nos habitudes, comme nos certitudes. Après la refonte de Pure FM et de Matin première, en quoi la RTBF se différenciera-t-elle encore de Fun Radio ou des « auditeurs ont la parole » de Bel-RTL ? Il y a enfin cette fichue rentrée des classes avec son lot de dépenses superflues, de stress inévitables et de larmes inconsolables. Fallait-il y ajouter la menace d’apparition des tablettes numériques dans les cartables ? Que l’école doive mieux préparer les enfants à devenir citoyens d’un monde en pleine mutation est un fait que Michel Serres ne démentirait pas. Que les Tweets aident les enfants à apprendre à synthétiser leur pensée, comme plaidait un prof à la radio, pourquoi pas ? Mais que l’iPad devienne une idée de cadeau de Noël pour les petits, comme le suggérait le JT de 19 h 30, laisse songeur... et me rappelle, je ne sais pourquoi, cette autre nouveauté de la rentrée : pour s’adapter à la « pauvreté qui revient en Europe », la multinationale Unilever va s’inspirer des méthodes utilisées dans les pays en développement. Elle vendra désormais des échantillons individuels de ses produits pour quelques centimes d’euros. Et si les directions des écoles les moins favorisées suggéraient à Apple de commercialiser ses tablettes en pièces détachées...

Le Gavroche

« Après moi les mouches... »

« Où placer Michel, Reynders, Chastel ? Le casse-tête du casting libéral pour les… Lire la suite
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