Voilà quinze jours que les élections communales sont derrière nous. Et je reste perplexe. Je ne parle pas des urnes sans scellés à Spy ou du témoin MR indélicat au bureau de dépouillement de Montigny-le-Tilleul. Des anecdotes. Je pense davantage à une série de rebondissements qui ont émaillé ce scrutin. Dès avant le 14 octobre, d’ailleurs. Comme beaucoup de démocrates, j’ai failli m’étrangler en lisant que la ministre de la Justice avait annoncé que les électeurs qui n’iraient pas voter ne seraient pas sanctionnés. Belle confusion des rôles et des pouvoirs. Puis, le soir des élections et les jours suivants, je n’ai pu m’empêcher de me demander s’il est démocratique ou non de renvoyer dans l’opposition la liste qui a fait le plus de voix... Et d’exclure un parti d’une majorité parce qu’il a conclu d’autres alliances dans d’autres communes ? Et de confondre scrutin local avec test national ? Et de contraindre l’électeur à voter sur des ordinateurs aux écrans trop sensibles qui offrent des voix de préférences indues à des candidats qui n’avaient rien demandé ? Au bout de quinze jours, donc, je reste perplexe. Mais j’ai enfin compris une chose : pourquoi Elio Di Rupo ne s’est pas rendu au Sommet de la francophonie qui se déroulait au Congo ce même week-end des 13-14 octobre dernier. Ce n’était pas pour finaliser sa campagne électorale à Mons, comme on aurait pu le croire. Non. C’était pour ne pas devoir donner des leçons de démocratie à Jospeh Kabila. Déjà qu’en novembre dernier nous avions envoyé des dizaines d’observateurs pour s’assurer du bon déroulement des élections législatives et présidentielles congolaises... Jamais Kabila n’aurait pris Di Rupo au sérieux !

Le Gavroche

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