Vous avez entendu la grande nouvelle ? Ferrari va construire une voiture électrique ! Inouï. La célèbre marque à l’emblème du pur-sang cabré et à la couleur invariablement rouge à lèvre se lance dans le vert. Le constructeur l’a annoncé début mars au Salon de l’Auto de Genève. Comme je n’ai pas eu la chance de m’y rendre personnellement, j’ai été voir sur leur site internet. Et là, il y a un petit film qui explique à quel point Ferrari, c’est écolo. Pour preuve : 1) il y a des plantes vertes dans l’usine (si, si) ; 2) il y a des ouvriers qui arrivent au boulot à vélo (on en voit au moins deux) ; 3) ils ont mis des cellules photovoltaïques sur le toit. Voilà comment l’industrie automobile européenne va donner à la face du monde l’exemple du développement durable, de la lutte contre le réchauffement climatique. Bon, il y a aussi d’autres infos un peu moins vertes. Du genre qu’une Ferrari haut de gamme émet 307 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, là où l’Europe demande aux constructeurs, enfin si possible, si cela ne vous dérange pas trop, de bien vouloir limiter les émissions à 130 g de CO2/km, en vous remerciant d’avance. Mais justement, c’est bien pour cela que Ferrari se lance dans la voiture électrique. Avec une « réduction attendue de 35 % des émissions de CO2 » (ce qui ne nous amène toujours pas à 130 g, mais soit). Rappelons que Pierre Ozer, de l’université de Liège, a calculé que le Grand Prix de F1 de Francorchamps émettait au total, 8 400 tonnes de CO2, soit le bénéfice pendant un an du remplacement du simple vitrage par du double vitrage à haut rendement dans 5 240 habitations. Mais pardonnez-moi car, bien sûr, ceci n’a rien à voir avec cela.

Le Gavroche

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