Franchement, on y a tous cru. Par optimisme ou naïveté, c’est selon. Mais ce « Yes, we can » incarnait tant d’espoirs et de meilleurs lendemains. Six ans plus tard, Barack Obama s’est, à peu de choses près, fondu dans le moule de ses prédécesseurs. Et les manifestations dans la ville de Ferguson nous rappellent, si besoin en est, que la ségrégation raciale est toujours bien présente au pays de l’Oncle Sam. Ça fait quand même tache pour un pays qui se dit être la première puissance du monde. Heureusement, l’Europe et notre plat pays ne souffrent pas des mêmes maux. Il suffit de voir l’accueil très enthousiaste réservé par les parlementaires européens au discours du pape François dans leur enceinte lorsqu’il dit que l’Europe doit être plus humaine, notamment dans sa politique migratoire. Selon le Saint-Père, « on ne peut tolérer que la mer Méditerranée ne devienne un grand cimetière ». Gageons qu’au vu de leur ovation nourrie, les parlementaires vont tout faire pour rectifier la politique (anti-)migratoire menée par leur Union depuis des années... Ou pas ! En Belgique, malgré la crise, l’ « étranger » n’est pas devenu le bouc émissaire idéal. Jour après jour, les discours en faveur de plus d’égalité gagnent du terrain. C’en est fini du temps où il suffisait d’être « basané » et de se déplacer avec une crosse de cricket pour susciter une hystérie collective et être taxé de « terroriste ». Non, aujourd’hui, en Europe et en Belgique, ces combats sont d’un autre temps. Chez nous, c’est bien connu, tout va très bien, Madame la Marquise.

Le Gavroche

« Après moi les mouches... »

« Où placer Michel, Reynders, Chastel ? Le casse-tête du casting libéral pour les… Lire la suite
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