Mai 2014 : les fans de politique et de scrutins à enjeux potentiellement très périlleux attendent avec tant d’enthousiasme le 25 du mois qu’on ne pouvait pas ne pas en parler ici. Ainsi donc, la campagne est diablement lancée ! Ah, bon ? Vous aussi, vous trouvez que je vais un peu vite en besogne ? C’est vrai qu’hormis des propositions de réformes fiscales en tous genres, on a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Mais comme il faut bien remplir les gazettes, on a trouvé la parade : des « tests électoraux ». C’est tout simplement génial : il suffit de surfer sur un site web (celui du Soir ou de La Libre, par exemple), de répondre à une dizaine de questions et instantanément, on vous dit pour quel parti vous devrez voter, une fois dans l’isoloir. Si vous avez la mémoire courte, n’oubliez pas de faire une « impression écran ». Vous devez penser que je suis médisant. Pourtant, ces tests sont truffés de questions arbitraires. Et leur philosophie est l’antithèse d’une démarche d’éducation permanente tellement plus porteuse à long terme, puisque le « voir, juger, agir » vise à donner des clés de décodage du réel et à susciter  la mise en perspective. Et, assurément, ce n’est pas le cas de ces fameux tests. Or, la démocratie ne se limite pas seulement aux élections. Elle dépend aussi - et surtout- de la capacité critique des citoyens à l’égard des décisions de nos hommes et femmes politiques. Ne l’oublions pas ! Bonnes élections.

Le Gavroche

« Après moi les mouches... »

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