Depuis des jours, il n’y en a plus que pour Nelson Mandela (ou Madiba, c’est selon). La presse écrite, la télévision, la radio, tous saluent en grande pompe (et à juste titre) la mémoire d’un homme qui aura marqué l’histoire de son pays, de l’Afrique et de l’humanité. Point de débat à cet égard. Passons le bal des dirigeants hypocrites qui, à l’époque, ont refusé de dénoncer l’apartheid, mais qui n’ont cessé de tarir d’éloges sur ce grand homme. Plus fondamentalement, cette disparition a démontré à merveille le traitement extrêment partiel de l’information par la presse, alors qu’un nouveau code de déontologie journalistique vient de voir le jour il y a quelques semaines. Ainsi, on peut légitimement s’étonner que le bilan désastreux des politiques économiques (soumission totale aux préceptes du FMI et de la Banque Mondiale) menées sous Mandela et ses successeurs soit si rapidement mis aux oubliettes.
Pourtant, leurs effets sont dramatiques pour la population locale, a fortiori pour la population « noire » qui, aujourd’hui encore, est économiquement infériorisée. Et alors que d’aucuns se sont plu à applaudir le courage extraordinaire de Madiba et sa lutte inébranlable contre l’apartheid, nulle mention de celui que vivent aujourd’hui les Palestiniens. Que, récemment, les autorités israéliennes ouvrent des barrages de retenue de l’eau à l’Est de la bande de Gaza, créant au passage de graves inondations dans cette région du monde où les conditions de vie sont déjà dramatiques, n’a, semble-t-il, ému aucun « journaliste ». De là à penser qu’il y a deux poids, deux mesures... #

Le Gavroche

« Après moi les mouches... »

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